Avec le VTT tout a commencé

Mon blog, une autre façon d'aborder le sport ! L'endurance...la quête !
Tout a commencé par cela : Et pourquoi le VTT serait un sport masculin ? Pas courir après un chrono, d'une vitesse moyenne mais rester le plus possible sur ma LDY'selle...
(merci les Italiens, ils savent vraiment parler aux femmes ! ). Manger au ravito, boire un coup et tailler un bout de discut , ou si jamais une personne ose, car c'est rare, parler aux vttistes présents qui me dévisagent bien souvent comme une E.T. surtout quand je roule seule. Dire qu'au début, je pensais qu'aux ravitos les gens cherchaient à parler entre eux ! Que les randos étaient un lieu de rencontres de passionnés qui cherchaient à communiquer ! Et je me suis même inscrite dans un club ! Mais non, le vtt est un sport d'hommes, on ne fait pas causette bêtement ! Et on ne parle pas aux inconnus, disaient nos mères. Je confirme... Mais alors où peut-on rencontrer des gens pour parler de cette même passion qui nous anime ?????... pour rouler ensemble et partager ses émotions ? Mais on parle pas aux femmes ! Allez ouste aux fourneaux !

Et c'est comme cela qu'on ouvre ses horizons vers d'autres pratiques : route, course à pied, trail, run&bike, natation, ski.....et petit à petit moi qui était contre les courses on s'y colle et on rencontre des gens avec qui on peut parler !

dimanche 8 juillet 2012

Xterra France, triathlon nature, parcours découverte


Mon expérience xterra france, format découverte pour une première participation en triathlon nature. Rien à voir avec le format classique sur route. Une ambiance de tonnerre, une très bonne conviviabilité, même en temps de course...
J'en sors véritablement grandie, beaucoup plus confiante en moi malgré l'épreuve de force que c'était au vue des conditions météos et surtout l'état du terrain. Je pensais que cela allait être une longue matinée de galère et puis finalement cela fut comme une résurrection au fur et à mesure du temps qui passait.

Petite rétrospective de ce we qui avait pourtant commencé sous un soleil de plomb. Samedi, direction le Tour de France, histoire de prendre l'ambiance au cœur des Vosges.
Premier bain de foule, premier coup de soleil de la saison, le dernier du we ! Une caravane qui se fait attendre, toujours aussi spectaculaire que de voir les véhicules transformés en voitures publicitaires, et je ne parle même pas des boys et girls qui se trémoussent sanglés de toutes parts sur les voitures. Ohh ben tiens, je vois des spectateurs avec des maillots xterra, ehh bonjour les copains, demain on va jouer sur le même terrain de jeux...

Retrait des dossards aussi le samedi, me voila parée de mon bonnet vert fluo, ouf au moins les sauveteurs me retrouveront plus facilement dans l'eau si je me noie. Un petit sac en tissu en mémoire de la course, et le tshirt adidas collector, mal taillé pour les petites femmes comme moi. Petit tour rapide dans le parc, tiens je m'attendais à quelque chose de plus grand, plus aéré, mieux agencé. On se bouscule un peu entre les différentes files, les tables avec les inscriptions, et les vélos des coureurs. Les chapeaux de pailles, les casquettes, les lunettes sont encore de sortie. Au brief de l'organisation, on nous promet un dimanche sous le soleil, n'ayant pas d'ordinateur et de net sous la main, je crois bêtement ce que j'entends. Je me pose même la question sur l'utilité de la combi, n'étant toujours pas persuadée du gain de temps de celle ci, et du temps perdu à essayer de l'enlever. Mais ça c'était avant...avant le déluge de pluie du matin.

Petite nuit d'angoisse à savoir si j'allais être disqualifiée ou non. Alors que je m'attendais à du soleil ; quelle ne fut pas ma surprise en ouvrant les volets. Non je cauchemarde, je les referme, je me suis trompée, je les ouvre à nouveau et c'est pire encore. Il pleut à torrent, tout est fermé, on ne voit même pas le lac au loin. Je suis dégoutée ! Mais pas le choix, faut y aller, je ne peux pas m'enfouir, j'ai mon bonnet fluo qui m'attend. Pour gagner du temps, je commence par mettre le bas de la combi. C'est très chic de prendre le petit déjeunée de la sorte...Par contre je n'avais absolument pas prévu le pire des scénarios catastrophe que j'allais vivre donc je suis parti juste avec un sac contenant mes affaires. Pas de sachet, pas de boite plastique, rien. Heureusement un gars super sympa de la buvette sortit un rouleau magique et me voila parée au moins d'un sac poubelle pour mettre mon sac dedans. Est ce que si je rentre dans un sac poubelle et qu'on me jette dans le lac, je ne nagerais pas plus vite ? Bon voila mon sac protégé, il fallait au minimum ça ! 5 cm de flotte sur les tapis rouge du Bike parc. Autant dire, qu'il fallait mieux accrocher le sac sur le vélo et faire tenir le tout en équilibre.

Adieu les lunettes de soleil et bonjour les parkas et les parapluies aujourd'hui. Chouette finalement c'est super bien une combi, cela tiens chaud et tant qu'à faire, je mets directement mon bonnet de bain avec les lunettes, au moins je sentirais moins la pluie. 10min avant le départ, le speaker a le don de mettre une ambiance de tonnerre. Je me demande vraiment ce que je fais là sous la pluie, moi qui sait en plus à peine nager !

La natation trempée
Première épreuve attendre sur les petits cailloux qui transpercent mes petits petons, séance gratuite d'acupuncture chinoise pour me requinquer de l'intérieur. Est ce que si je me cache à l'intérieur d'un kayak, on me remarquera ? Oui ahhh bon, je suis inscrite, faut assumer maintenant...mais il est où mon premier xterra sous le soleil ? Parti à Hawaï où règnent le soleil, les chemises à fleur, le monoï, le king Elvis entrain de vivre une retraite pèpère.... Bon allons dans l'eau, histoire de savoir pourquoi je suis mouillée. Le départ se fait attendre, les premiers sont déjà à l'eau, le coup de feu est lancé, tout le monde se jette à l'eau, eux c'est normal ils ont une compétition, moi j'ai juste une série d'épreuve et j'espère juste pouvoir partir pour courir. Là oui j'aurais tout gagné aujourd'hui.

Donc j'attends, tranquilou, je laisse bien partir toute cette masse impressionnante devant moi et je m'engage doucement dans cette eau bien chaude et algeuse à souhait. Je pense que j'étais quasiment la dernière à l'eau. Pas de stress, ce n'est tellement pas mon élément cette vague humaine, que je prends aucun risque à me faire assommer. Premier objectif la pyramide de Keops la devant moi au loin. Mais qu'est ce que c'est que tout ce remous dans l'eau. En plus contre courant, cette première bouée, je ne croyais jamais l'atteindre. Je barbotte dans l'eau, je me tranquilise comme je peux et me voilà enfin passée. La seconde est beaucoup plus proche, j'en ai mare de faire le canard, et je pars en crawl, ahh mais tout ce passe bien, logique j'ai le vent dans le dos et du courant favorable.
Super je suis parmi les dernières encore dans l'eau. Mais quelle surprise, imaginez Louis de Funes dans le petit baigneur, ben c'est moi...Mission maintenant le bord du lac, je frôle des poissons, ohhh bonjour, non ne vous effrayez pas, moi je ne fais que passer, et c'est moi qui ait le plus peur. J'entends toujours le speaker qui commente nos prouesses aquatiques, oui je sais je suis toujours dans l'eau mais faut bien que j'en profite car je ne reviendrais pas avant l'année prochaine...
Non je ne stresse pas, je ne voulais pas me faire noyer dans l'eau par les coups des autres concurrents.

La première transition vélo.
Enfin, je sors de l'eau, tiens y'a presque le soleil qui sort, j'arrive doucement mais certainement à enlever la combi grâce à une peau bien graissée de crème. Mais arrivée au vélo, c'est la panique, faut sortir les affaires du sac accroché dans son sachet. Evidement tout tombe parterre, je pensais mettre un maillot sec, me voila entrain de l'essorer comme un panier à salade...misère de misère.
L'arbitre n'oublie pas de préciser qu'il faut repartir en ayant rangé toutes ses affaires.
Ahhhh faut que je fasse le ménage, le repassage et que je range le linge, soit, je passe aussi la serpillère tant que vous y êtes car c'est un peu humide par terre monsieur...?!
J'en oublie mes gants, demi tour rapide et je repars enfin à la poursuite de mes concurrents. Zut j'ai encore perdue des places dans la transition, le speaker m'annonce que je suis parmi les derniers à partir...

Le vtt
Le parcours je le connais, il est très exigeant physiquement et je n'ose pas imaginer ce que cela va donner avec toute cette pluie. Un savant mélange comme je le déteste : humidité, pluie, racines glissantes, caillasses savonneuses, et la boue. Que du bonheur. Il va falloir serrer les fesses et rester sur le vélo. Ne prendre aucun risque (une chute serait impardonnable) et faire super attention à ses trajectoires. Ma hantise, le temps limite. Mes angoisses reviennent au gallot mais faut rouler assez vite tout en restant prudent. Premiers kms avalés et déjà plus d'une dizaine de concurrents dépassés. Il faut que j'arrête de jouer à la mijaurée, faut que j'oublie toutes mes chutes, et surtout que je me repose sur mon expérience en vtt. Ce sera mon salut et ma force aujourd'hui. Rouler je sais le faire, tenir sur terrain difficile j'ai la ténacité pour y arriver aujourd'hui.

Dépasser de plus en plus des concurrents me redonne du baume au cœur et libère enfin mon esprit. J'arrête un peu de me poser milles questions; ça passe oui, non, peut être...et je trace ma route. Pour une fois, j'ai une raison pour accélérer mon allure, je veux partir pour faire la course à pied. De toute façon le terrain est tellement gras par moment, que je ne force même pas à patiner dans la boue, un passage éclair en courant, ira tout aussi vite. Quand cela n'avance plus, je ne force pas plus que cela, je ne voudrais pas non plus maltraiter mon vtt car si je casse quelque chose, faudrait que je termine à pied et là ce serait la disqualification assurée. Finalement toutes les parties trop techniques je les ferais à pied, cela me fait perdre beaucoup de temps, mais je gagne en assurance. Je grignote au fur et à mesure les concurrents, dire que je suis sortie la 4ème dernière du parc et voilà que j'ai remonté déjà plus d'une 50taine de concurrents.
Je redoutais le plus le vtt et c'est pourtant grâce à lui que je revis au sein de la course.
Dans les pâturages, il fait super froid, la brume est tellement dense qu'on ne voit pas à 100 mètres devant. Mais comment font tous ces athlètes en mini-débardeurs pour ne pas avoir froid. Ahhh ils sont à fond. Je fais office de mamie à côté d'eau, j'ai froid à la nuque, zut y'a du courant d'air, vous pouvez fermer la porte svp ! Euhh svp les vaches, arrêtez de remuer les queues si rapidement, j'ai un peu froid au dos....

Pour la descente, j'essaie de rattraper encore un peu le temps perdu mais je reste toujours sur les freins pour ne pas me planter dans un sapin. Je m'en doute que je ferais une jolie guirlande de noël mais c'est un peu tôt pour la saison. J'arrive enfin sur les hauteurs de Xonrupt, il me reste juste à passer la fameuse bosse, euhhhhh à pied, ce serait bête de repartir en marche arrière au milieu de la butte sous le regard amusé des passants. Non je n'ai pas fait tout ça pour me vautrer en Freestyle les fesses à l'air à 1 km de mes cascadias qui m'attendent pour courir.



Le final en toute beauté
Transition plus rapide cette fois ci, je n'oublie pas de faire le ménage car sinon le commissaire va être fâché et je repars en courant. Mais oui, ça y est c'est gagné pour moi, j'y suis à cette cap. Enfin cap, euhhh non, c'est une manche de strong-fisherman-women. Presque un petit parcours de combattant à travers la forêt. C'est plus des chemins qu'on a pris mais des éboulis de terres humides entre des nids de rivière. Finalement c'était bien à vtt, mes pieds ne trempaient pas tout le temps dans la bouillasse.
Ouhhh je ne m'attendais pas à cela, et je me fais un peu piéger par la difficulté des passages en force. Je ne savais pas que je partais en mission JI !
Ahhhh le lac, je le vois enfin, reste plus qu'à rejoindre l'arrivée. Un concurrent me colle au train juste avant l'arche et me pousse dans mes derniers retranchements, alors voila encore que je sprinte maintenant....ouie, ouie, ouie j'aurais tout fait aujourd'hui. Ehhhh la galanterie tu connais mon gars !



Un grand bravo aux Furieux arrivés 5ème en relais et mes enfants qui m'ont accompagné sur ce triathlon....

Ce que j'ai oublié de dire....
- super organisation, mais comment font-il pour rassembler autant de monde....
- super mélange des genres, des anglais, des français, des vosgiens, des suisses, quel beau melting pot.....
- des ravitos bien fournis
- bel article dans le journal des vosges, tiens on parle de moi et surtout du gars qui a faillit me faire tomber sur le sprint final comme si on était dans la même catégorie, ridicule... et comme quoi cela a marquait tout le monde...

dimanche 1 juillet 2012

Ronde des bucherons à Schirrheim

http://connect.garmin.com/activity/194434884
http://www.schirrhein.net/
http://www.performance67.com/resultats/Resultats2012/Schirrhein10km.html


35° à l'ombre des cocotiers de Schirrheim. Un peu d'air frais en forêt, mais rien de plus à part un gros rhume qui me guette. Pas confiante du tout aujourd'hui, je suis stressée même...pas bon tout ça....
Arrivée sous les 48min sera l'objectif, les décrocher sera un coup de poker. Pour m'épauler dans ma quête, je pars avec olivier. Il sera mon pilier, mon roc avec ses 2m, il les vaut bien.
J'écoute attentivement ses conseils au départ, que dire, tenir une vitesse moyenne, je veux bien mais faut il encore pouvoir l'appliquer. J'ai peur qu'il me demande de partir trop vite et c'est moi au contraire qui file trop rapidement au départ. Ce qui est pris est fait...
Je joue ma carte Reine de cœur, le feeling c'est ça non ???? Je laisse mes jambes tourner. Alors soit j'arrive à maintenir l'allure soit je repasse à la case départ mais sans toucher le jackpot.
Olivier m'avait prévenue, je suis partie trop vite, je ne suis pas arrivée à tenir le coup et le 7ème km fut décisif. Moi j'avais juste espérer gagner du temps au départ, pour essayer de temporiser à la fin. Mais les 3 derniers kms  furent beaucoup trop long, je crois qu'on me les a rallongé cette année.
J'aurais du boire je pense. J'avais même faim dans la dernière montée. Plus de jus en moi, comment réagir, sinon continuer et faire au mieux. A un moment une coureuse eu pitié de moi et me donna une éponge. Une éponge, euhhhh mais pourquoi faire ? Je ne vais pas essuyer la table maintenant ! Ahhh avec une éponge on peut boire, en la serrant contre sa bouche....c'est un concept certes !!!! Mais moi je suis déjà déconcentrée quand on m'asperge d'eau, je m'étouffe avec les gobelets en plastique, alors s'éponger, c'est trop me demander. Faut pas bousculer mamie dans ses habitudes, mais je crois que c'est la dernière fois que je partirais sans avoir à boire sur moi par une pareille chaleur...
Une bonne claque voila ce que j'ai donc pris avec 2 min en plus au final. Nummm pas contente du tout la petite locomotive.
Alors à quoi m'ont donc servit tous ces kms d'entrainement en plus depuis l'année dernière...cela me laisse un peu songeuse...
Merci à toi olivier pour m'avoir suivie, la proche fois, tu me taperas sur les fesses pour que j'avance un peu plus vite....
Belle participation de l'oh morsbronn sur les courses, plus d'une 10ène de coureurs....je sais maintenant après qui courir pour progresser...

jeudi 28 juin 2012

WE sport découverte à Remiremont

La montagne, l'eau, le soleil, un lieu de découverte et voilà comment passer un week bien chargé...
Petit moment d'émotion et d'angoisse en préparant mon sac de sport, car la prochaine préparation sera pour Gérardmer mais avec une tension à son comble. Ce we direction les vosges, histoire de manger un peu de terre rocailleuse et technique en vtt. La géographie de remiremont se rapprochant beaucoup de Xonrupt, je vais pouvoir réviser tous mes classiques de la nature.

Samedi séance découverte des lieux, aux alentours du gîte avec une petite séance de cap de 10km histoire de chauffer les mollets sous un soleil radieux. Je prépare un petit programme de découverte sur lequel je croise déjà la trace du parcours vtt du lendemain, ehhh bien cela promet pour le vélo !!!. Maintenant que je sais un peu courir en montagne, je comprends pourquoi il est plus rapide de passer à certains endroits à pied ! Encore une fois, je me fais piéger au niveau du balisage par les itinéraires modifiés du CV qui sont capables de planter à un même endroit des panneaux complètement contradictoires. Ahhh itinéraire modifié mais dans quel sens ??? Évidement dans ces cas là, aucune direction principale n'est jamais indiquée. Bon tant pis, je retomberais beaucoup plutôt sur mes pas,et cela me permettra de me préparer plus vite pour affronter le plan d'eau de Remiremont.
Ahhhh le plan d'eau, quelle aventure encore une fois. J'étais pas partie pour faire de la pêche au gros ! Sortez les cannes à pêches ! Température proche de la normale, et avec une combi aucun souci pour rentrer dans l'eau. Sortez l'épuisette et les filets y'a de la poiscaille dans l'eau ! Ce n'est pas un brochet tout seul qui se balade dans l'eau mais tout un vivarium...Heureusement ils ont l'air de sentir mes mauvaises ondes et n'ont pas osé s'approcher de moi, par contre les plantes subaquatiques oui....Finalement avec un peu de recul, ne pas voir à travers l'eau, parfois c'est pas plus mal !!!! Encore une bonne séance de natation que j'ai apprécié au plus haut point, surtout quand à la sortie de l'eau on me dit que je ne n'avance absolument pas dans l'eau. Ahhhhh bon, mais quelle découverte pour moi !!!

Le lendemain, test de la randonnée vtt de la Chanoinesse.
Choix du parcours 45km, histoire d'enchainer encore par une séance de cap. Le best off de la journée est l'xxtrem marathon de 85km que feront furious, philou et el taureau. Pour ma part, c'est lolo et March qui prendront le départ avec moi, et qui auront la bonté d'âme de m'attendre.
Alors que dire de ce parcours. Oui pour les paysages typiques des vosges, on enchaine des beaux paysages bien bossus entrecoupés par les doux reliefs des lacs. Mais ça monte autant que ça pique..Des sentiers, oui, il y en avait mais finalement pas plus ni moins que sur les randos phares de par chez nous. Par contre ce que je n'ai pas apprécié c'est les nombreuses transitions sur macadam, certes c'est reposant, mais cela choque un peu de passer d'un sentier super technique à 1km de montée sur bitume. Mais bon, on oublie bien vite tout cela par la qualité des ravitos, ils l'ont l'art et la manière de recevoir. Pas de gâteaux maison, mais de la baguette fraîche avec du fromage du pays tartiné dessus, de la salade de riz à midi, un peu de pastèque comme dessert, bref des plateaux bien copieux.  Très bien. Côté technique je m'attendais à beaucoup plus de difficulté. Biensûr j'ai tremblée comme une feuille sur les singles tracks avec vue directe sur le ravin, mais rien de méchant et plustôt sporadique. J'ai donc pu laisser collée mes fesses sur la selle. Quelques descentes pour les freeriders, mais réalisables par tous les bons vttistes. En conclusion, du dénivellé c'est sure, mais tout est faisable à son rythme et cela laisse aussi le temps d'admirrer un peu les paysages.



Après cette petite sortie de vtt, on enchaine avec lolo avec le tracé du parcours marche proposé par le club mais en mode trail. Agréablement bien surprise par contre par cette partie. Du technique, du single, du tout azimut à travers les sapins, beaucoup de montées, des chemins bien propres pour récupérer en descente... Super circuit donc, impossible à réaliser par contre pour les mamans en poussettes, ou les familles accompagnés d'enfants sur des petits vélos....ce que j'étais y'a un temps....
Je me suis régalée en mode trail mais ce genre de parcours n'est-il pas destiné à un large public ? Ahhh non j'oublié on est ici dans les vosges, et ce genre de tracé même en mode marche est pour un public d'expert...Bon comme je dis toujours si on annonce clairement la couleur dès le départ pourquoi pas.

Le clou de la journée, le repas avec la boisson est offerte avec l'inscription. Au moins, ici ils ne font pas payer le fait d'emprunter des singles en forêt. La nature se partage et se fait découvrir aux autres, il faut juste braver les 2h00 de trajets à travers les nationales lorraines...

dimanche 17 juin 2012

Les dents de la mer 2, la revanche

le drapeau vert flotte dans le ciel de Seltz !!!!!

Changer le lieu et vous changerez la donne du tout au tout. Oublions un moment les eaux froides du Fleckenstein, et direction une vraie gravière à Seltz. Je troque un bel environnement vert, nature et sauvage au profit d’une petite lagune claire, ensoleillée mais avec une pollution visuelle métallique d’une gravière. Qu’est ce que j’y gagne mais tout !
Un beau sable fin, une plage d’un km de long, des parasols, des êtres humains, allemands certes, des aires de jeux, un maître nageur, et une eau à 19°. Whaouuuuuuuuu !
Le drapeau vert flotte et c’est partie !
Cette fois-ci la combi je me fais aider pour la mettre afin de bien la plaquer contre le corps et bien la positionner sur les parties mobiles par un roulé palpé. C’est plutôt efficace, les mouvements sont plus fluides.
Pas de choc thermique, une eau claire, je vois même le vernis rouge vif de mes orteils, youpiiiiiii ! Et bien voilà comment retrouver un minimum de glisse dans l’eau. Ahhh me voilà rassurée.

Par contre petit jeu de navigation et d’orientation dans l’eau. Test nul ! Garder une trajectoire c’est juste impossible en crawl. Autant en brasse coulée, pas de souci de toute façon on sort la tête droit devant mais en crawl..... c'est comme rammer avec une pagaie ! Tiens bizarre y’a des plots qui flottent et qui se déplacent en même temps que moi…. Ahhh ben non, ce n’est pas celui là que je visais mais son copain en diagonale...
Bon faudra que je pense à acheter un poisson flotteur téléguidé qui me donnera ma trajectoire dans l’eau.

Duathlon de Boersch

http://runkeeper.com/user/nadiakurtz/activity/95663740?&mobile=false
http://www.combine-boersch.com/francais/la-boerschoise-les-infos

Premier essai de duathlon à Boersch. J’en avais envie depuis un moment mais c’était un dur choix au niveau du calendrier sportif car beaucoup de manifestation tombe sur les mêmes jours. Fallait sacrifier une date, et il a fallut que cela tombe sur les courses populaires de morsbronn…. Bon j’ai envoyée ma petite louloutte pour représenter fièrement ma tribu et j’ai bien fait car elle au moins a réussi à faire un résultat en montant sur le podium...
Malgré le peu d’inscrits en ligne, le parc vélo se remplit bien vite. Heureusement j’ai la chance d’être à côté d’une cagette et un gentil organisateur m’aide à installer mon vélo sur le support car sinon j’y serais encore.

La course, une première partie à pied sous un soleil de plomb, on monte sur le vignoble pour aller décrocher le vent puis on redescend avec en ville pour revenir au stade. Sympa un concurrent m’accompagne sur la dernière partie pour ne rien lâcher dans la descente.
Puis on enchaine avec le vtt. Au niveau de la course, c’est la partie la plus déterminante. Bel enchainement de montées et de descentes, tout le temps en relance. Je perds un temps fou dans les trajectoires car les virages ont tous la particularité d’être très gravillonnés et anguleux, et je ne parle même pas du vent. Je suis rassurée j’arrive quand même à rattraper quelques concurrents, je ne terminerais donc pas la dernière.
Dernier passage en terminant avec un peu de cap. Qui m’a fait beaucoup de bien, car je commençais à sentir une crampe en vélo, mais là tout à disparu. Si j’avais su que cette dernière partie allait être si courte en terme d’effort, je pense que j’aurais moins freinée sur les guiboles. Mais bon c’est une première pour moi et dans ces situations, j’ai toujours tendance à trop gérer. Moi la reine des recos, pour faire un petit résultat, cela aurait été nécessaire de reconnaitre le parcours au moins une fois.

Sur la dernière épreuve, j’ai abandonnée. Non je n’attendrais pas 20 minutes pour faire la file aux tickets, pour refaire la queue une nouvelle fois une demi-heure aux grillades. Cela fait 10ans que le club organise cette course et cette année tout le monde s’est donné le mot pour aller manger en même temps.
Ou alors ce serait un souci d’organisation ? De toute façon les premières gouttes ont eu raison de nous et de mon short, avec les copains (Alain et Sylvain) on va manger au chaud dans une petite taverne tant pis, on aura pas cette bonne ambiance de fin de course, mais au moins au sera au sec.

Les dents de la mer replay

Seconde tentative de nage en lac, avec une marée basse à l'étang du Fleckenstein. Déjà en temps normal, ne voyant pas le fond de "mer" je n'étais pas séduite mais là, euhhhhhh vive l'ago marcégeuse thérapie.
Si c'est bon pour la peau, pourquoi pas après tout. Faut bien relativiser un peu, euhhh non beaucoup.
Choc thermique, idem voire pire que la première fois. J estime à 12° l'eau. Comment décrire cette sensation, je ne sens pas mon corps mais j'ai le visage gelé...Impossible cette fois ci de mettre la tête sous l'eau.
J'essaie par contre de resentir davantage mon corps, et je constate, qu'en faite la combi comprime un peu le corps, et renforce cette sensation d'être prisonnière mais tout en flottant sur l'eau. Soi disant cela aide à nager, mais pour l'instant j'en suis vraiment pas convaincue, surtout au niveau des bras. C'est comme si j'étais liée dans l'eau.
Quitte à être ridicule, et à nager comme un canard, premier essai pour faire les 500m avec la tête hors de l'eau. Cela crée un peu d'animation au bord de l'étang toujours et encore déserté par les touristes....

vendredi 8 juin 2012

Vtt les mollets verts Phalsbourg

http://runkeeper.com/user/nadiakurtz/activity/94044350?&mobile=false
54 km au lieu de 48km, ahhh ces lorrains ils ne savent même pas utiliser un gps ou lire sur un compteur !
Accompagnateurs : Cricri et en yoyo alain et paul

Deuxième rando de l'année et on reste du côté de la lorraine avec les mollets vert.
Sympa je retrouve une partie du tracé de mon trail des lavoirs mais comme je le pensais à vtt c'est tout une autre histoire.

Pour une fois c'est à quatre que je prends le départ mais avec un Paul bien trop impatient pour m'attendre sur ce début de parcours. Pour un peu il me stresserait presque alors qu'étant plus âgé que moi, il devrait savoir que ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. Car oui à phalsbourg on y va pas sans un minimum de mental si on veut terminer le parcours sans trop de crampes. Et on ne flanche pas sur la fin en prenant la facilité du retour du 18km....
Effectivement j'en ai croisé des loulous remontés à bloc qui me dépassaient fièrement avant le km 35 et puis après qu'on voit prendre la poudre d'escampette sur le petit retour. Bon il est vrai qu'il y aussi des furieux qui étaient prêts à refaire une boucle sur le retour du premier ravito voir pire reprendre le parcours au départ de phalsbourg car il était trop difficile de lever la tète du guidon pour voir où était le balisage...
et je ne parle même pas des descendeurs qui tracent allègrement tout droit dans les descentes afin de boire l' apéro à lutzelbourg!
Ahhhhhlalllalll c'est dingue quand même depuis que je côtoie le monde des chronos, la plupart qui sont sur les randos ont exactement le même comportement qu'en situation de course. Ils ne savent même plus qu'à 10min prêts, la face du monde ne va pas changer. En témoigne le nombre de blessés ou des mécanos en herbe en train de réparer les casses. Mais moi je ne mange pas de ce pain la mais plutôt oui je mange mais aux ravitos. Ma seule ambition est de rester sur le vtt le plus possible mais sans pousser mamie dans les orties. Ça pique et ça gratouille de trop.

De plus aujourd'hui c'est un vrai plaisir de rouler car je suis accompagné d'un ancien collègue de boulot avec qui on s'était jurer durant des années de rouler ensemble mais sans jamais y arriver. Alors c'est deux fois plus de bonheur car lui non plus ne court pas après une performance sauf celle de me faire parler alors que je suis sur le vélo.
Et des retrouvailles de cette façon c'est juste magnifique : un beau parcours sélectif certes et un bon moment d'amitié et de passion partagée avec de belles tranches de rigolade aussi. Bennn oui imaginez ma tête quand je vois mon cricri débouler sans casque ni gants, les cheveux en pétards et sa grosse montre métallique au poignée ! J'ai l' impression de rouler à côté d'un touriste surtout que le team lapierre chante la sérénade en mi majeur grâce à leurs montures fortement grinçantes. Et dire que mon vtt sort des mains expertes de mr qui a trouvé rien de mieux pour me ridiculiser encore davantage que de me mettre un disque qui couine. COMME si je ne faisait pas assez de bruit rien qu'en respirant. La honte, mais bon il n'aurait pas eu d'autre choix ! Heureusement que cricri a oublié son casque cela occupe les gens a le décrier lui, ne prêtant qu'une faible attention à ma mécanique.

Bref pour en revenir à la rando, belles nouveautés cette année. Tout d'abord un prix à la hausse, bientôt faudra faire les fonds de tiroirs pour faire du sport organisé le we. Mais bon le club a enfin assez d'argent pour offrir des ravitos bien garnis sans tomber en rade en fin de matinée.
Nouveau lieu de départ aussi, vive les salles polyvalentes avec douches et parking accessibles !
Nouveaux choix de tracés avec des rallonges gratuites sur les 2 grands parcours, ce que je n'apprécie guère ou alors qu'on m'annonce clairement le bon klmage depuis le départ.
Le parcours en lui même je dirais moins dure que sur certaines éditions où il fallait escalader des escaliers avec le vtt sur le dos ou alors faire de la spéléologie à défaut de tomber dans des rivières. Un parcours donc plus vert, plus nature faisant une part belle à l'agent immobilier qui a du participer au tracé n'ayant jamais autant traversée de village et découvrant les derniers lots disponibles dans le lotissement des verts mollets...

jeudi 7 juin 2012

Les Dents de la Mer chapitre 1


Jour mémorable que ce premier essai avec la combi et qui plus est en étang !!!!!!
Alors que les choses soient claires, je comprends maintenant pourquoi il y a des poissons d’eaux douces, de d’eaux froides, des tropicaux...et ceux en cages. Pour ma part je sais maintenant que personnellement je nagerais fièrement comme un poisson rouge dans un beau bocal tout transparent !

Mais comment que ??? Ai-je besoin de préciser que je n ai jamais nagé hors piscine, alors comment décrire cette première séance de natation qui m'a donnée bien des sueurs froides. Les dents de la mer avec le requin en moins. La même angoisse, la même musique qui résonne encore en moi. Mais non ce n’est pas cela que je veux moi ! Je veux de la grâce, de la bouée rouge, Pamela sur la plage, Mitch dans l’eau, la vague sans l’écume, des mètres de crawl qui défilent, et pas le naufrage du Titanic...Car oui j’ai failli sombrer dans l’angoisse.
Je refais le film, la famille embarquée dans la voiture et direction l’étang du Fleckenstein. Sur place surprise super lolo est là pour immortaliser ce moment. Chouette il a déjà faillit couler en triathlon, son expérience me sera d un grand secours alors.
Première épreuve mettre la combi, opération réussie en même temps que les autres ont gonflé le bateau pneumatique. Lolo reste au bord de l’eau pendant que les marins s’éloignent déjà au loin....

Telle une preux guerrière je m’élance à la poursuite du bateau comme si j’étais piscine.
Mais je ne suis pas en piscine.
L'eau froide balaye mon visage et fouette ma bouche. C’est un bol entier que je commence à boire. Le choc thermique de l'eau froide me coupe tous mes reflexes. Les effets soi disant porteurs de la combi je ne les ressens même pas. Je ne vois rien à part cette masse sombre et humide qui vient vers moi. Mais ce n’est pas possible de nager, je ne vois pas mes pieds ! Alors qu’ils étaient à peine à 250m du bord je n’ai jamais atteint le bateau. Mais où est ma ligne d'eau, où sont les bords pour toucher et faire demi tours ?

Est ce que l’on peut être claustrophobe en milieu aquatique naturel ? Peut-on avoir le vertige en « mer » ? Oui et oui en tout cas c’est ce qui m’arrive. Je barbotte dans l’eau comme un canard qu’on vient de jeter en mer. Tous mes efforts de natation ont sombrés à pique. Les mouvements j’ai tout oublié. Au loin je vois lolo sur le ponton qui cri, le bateau lui, j ai l impression qu’il est de l’autre côté de l’atlantique. Je perds tous mes repères. Et le fait d’avancer dans cette eau sombre me plonge dans un grand désarroi. Panique à bord, tout ce qui compte c’est retrouver la terre ferme pour ne pas échouer tel un cachalot au bord de la plage.

Les paroles réconfortantes de lolo ne touchent au plus profond de moi même: « si maintenant tu n’arrives pas à nager, alors que tu es seule dans l’eau, le jour de ton triathlon tu n’y arriveras jamais, entre les remous des autres nageurs et la cohue de toute façon tu n y vois rien, il faut que tu avances et nages…. ».
Aquaphobie en milieu naturel ! Mais moi je voudrais bien pouvoir mettre la tête sous l’eau et avancer tranquillement comme dans l’eau claire et limpide d’une piscine !J’avais juste oublié que dans un premier temps il fallait d’abord que je m’acclimate à nager hors piscine. Mais quelle idée ce xterra j’en reviens à mes premières angoisses : réussir à sortir vivante de l’eau !

Pour terminer l’épreuve finale enlever la combi dans le minimum de temps. Houlllalllla, là encore il va falloir que je trouve des solutions plus efficaces pour libérer mes poignées. David Copperfield doit bien détenir quelques secrets de fabrique. A quoi cela sert de faire des tours de magies avec des chaînes quand il est plus facile de plonger une nadia dans une cage avec une combi de natation à enlever ! Suspens garantie.

Enfin pour compléter ce super we, un petit entrainement de duathlon. Troisième essai déjà et progressivement je prends mes repères. Apprendre à rouler vite en vtt c’est tout un art dont évidemment je ne maitrise pas les ficelles. Il me manque tant de technique pour ne pas perdre de temps sur les obstacles que j’évitais soigneusement jusqu’ici. Alors désormais, les racines et les pierres, je commence à les assimiler. Je ne savais pas ce qu’était une bascule du corps et là je découvre cette partie de mon anatomie sur un coup de poker chanceux lors d’un passage sur un singletrack. Mais tout cela n’est rien au vue de la technicité du parcours vtt de l’’xterra. Même pas une mise en bouche.
L’enchainement avec la CAP se réalise enfin avec moins de douleurs. Lors des premières séances, j’arrivais à peine à poser les pieds au sol, maintenant je parviens enfin à les mettre l’un devant l’autre. Mais quel progrès !

dimanche 27 mai 2012

Course des Lavoirs à Danne et 4 vents

RDV ce samedi 26 mai à 17h.....pour ce petit trail nature de 18km sur les hauteurs de Saverne.
Y'a un sandwich à l'arrivée pour chaque participant, original comme idée !
le programme super alléchant : http://slc4vents.franceserv.com/mapage/index.html et détail
Reste à tester et à valider mais en tout cas encore une course nature qui cherche à être connue.....


JE VALIDE, JE CONFIRME, JE CERTIFIE CONFORME A TOUS MES DESIRS.....le parcours que dire, une perle, irréprochable, superbe, de l'or vert en pleine nature, GENIAL.....95% de singletrack, un vrai bonheur que de courir sur ces sentiers. C'est vraiment la bonne surprise du moment. S'il fallait retenir une sortie depuis cette année, c'est sans conteste, celle ci que je place au dessus de tout....
Et cela à plusieurs niveaux, accueil, rien à redire, le cado, un vrai tshirt de fille, bien taillée, même en taille S, le fléchage aucun souci, les ravitos, je crois tous les 5km bornes, impeccable pour tous ceux qui viennent juste avec le maillot et le short, des panneaux qui indiquent le km, merci le ciel, car sans ma montre, j'étais vraiment déboussolée, le petit plus, le sandwich à la fin du parcours, nickel pour se requinquer, une rose pour les femmes...bon j'aurais préféré un bon masseur d'1m80....et le beau temps qui allait avec, des résultats postés sur le net le soir même, mais que demander de plus (tais toi petite voix qui me dit euuhhhh savoir et pouvoir courir plus vite.....sans souffrir évidemment.....) ?????

les lieux, le parcours = 100% de pure bonheur, j'ai même rien à redire tellement c'était chouette....c'est dingue ça, j'arrive même pas à décrire le parcours, les paysages, tout était si bien....
Ahhhh si les vestiaires femmes avec 2 douches pour 10 nenettes dedans, oullallla le poulailler, en plus l'eau était chaude, trop chaude même....
Bref que du bonus, une sortie que je n'avais pas prévue, planifiée de justesse au dernier moment et la découverte de ces chemins de pure bonheur, même au prix de quelques petites souffrances physiques, bennn oui l'air de rien cela fait un mois que je n'ai pas fait autant de km sur mes petites jambes....Mais quelle récompense !

Par contre je me suis un peu énervée comme ma garmin qui m'a lâchée aujourd'hui. Grrrrrr, série de 405 forerunner de M--de !!!!!! Je pense qu'elle n'a pas supporté le passage du col de saverne, passer du 67 au 57, elle ne semble pas maîtriser. Maintenant que j'ai retrouvée le net à la maison, me voila de nouveau puni, par un autre joujou qui ne marche plus....Décidément j'ai pas de bol avec la technologie.....mais comment je vais faire maintenant pour courir ???
Par contre je suis preneuse du tracé, si c'était possible de le récupérer ????
Bilan de la course : bloquée au départ de la course, logique, prenez une descente, un départ de plus de 200 personnes, et un petit single et voila....puis trouvé le bon rythme, ralentissement vers la fin pour éviter les crampes...
Merci à Alain de m'avoir covoituré et accompagné sur cette belle sortie.....

jeudi 24 mai 2012

C'est beau le progrès chez france telecom

merci à france télécom de me priver d'internet à la maison....après 4 techniciens, tous les cables, prises, box changés, toujours pas de net....c 'est beau le progrès, mais le pire c'est qu'aucune solution ne semble se profiler à l'horizon....Peux t on encore survivre sans internet aujourd'hui ?

jeudi 17 mai 2012

La montée du Grand Ballon ! Edition world cup 2012

Qui n’a pas fait cette montée, n’est pas aspirant chef de file pour devenir un bon traileur amateur de belle grimpette !Elle n’est pas bien longue, 9 km pour les femmes, 13.5 pour les hommes qui ont eux le droit de partir et de s’échauffer depuis Whiller sur Thur.
La particularité donc un maximum de dénivelée sur une courte distance. Pas forcément évidement pour nous les femmes qui partons d’office sur un mur.
C’est une manche qui compte pour la "World Cup" youhouuuu attention je côtoie des vrais professionnels de la matière qui me donne bien de la peine à les voir. Enfin surtout les femmes, que dis je les brindilles sur jambounettes, des Kate Moss du running, à côté d’elle j’ai l’air d’une championne campagnarde de lutte en catégorie sumo pour le lancer de crottin de chèvres….
Véritable brassage de différentes cultures : on parle italien, anglais, allemand, et c’est presque, nous les français les étrangers du jour...Mais ce mélange est bien sympathique même si on a du mal à se frayer une place entre les concurrents.

Le lieu, la manifestationOrganisation bien rodée, le système de navettes fonctionne parfaitement, en Guest Star de la baboulle (à défaut d’autre talent sportif à ce jour) je monte même avec une camionnette des Officiels pour arriver à notre point de départ à Goldbach. Mélange complètement hétéroclite, je suis la seule « vieille » alsacienne à bord, ohhh boudiou la marie, entre d’autres jeunettes étrangères, non je ne sors pas mes filles, mais l’ambiance est au beau fixe parmi les moustachus de l’organisation...

Les lieux, que dire, les paysages sont magnifiques et magiques. Les ballons vosgiens sont vraiment splendides, une succession de bonnet A,B,C,D et même du E, contrairement aux coureuses... Le temps est exceptionnel au vue de la semaine passée, un petit 18° mais sous un soleil magistral et un vent qui tombe à pic, arrivée au sommet, pour assécher les gouttes de sueurs amassées tout au long de la montée.
Le parcours, comme sur le profil, cela monte d’un bloc et bien trop vite, trop fort au départ. Quand il faut se résoudre à marcher dans le premier km, cela me contrarie déjà. Mais pas le choix, le souffle était à la peine depuis la ligne de départ…Mais de toute façon, cela n’est pas bien grave, n’arrivant pas à courir plus vite que mon rythme de marche rapide, autant s’économiser, histoire d’arriver au moins dignement en courant au sommet sur la fin de parcours !

Super bonne ambiance tout au long de la route, les spectateurs sont nombreux aux sons de la cornemuse et des cloches pour nous encourager. Ce que finalement j’ai trouvé le plus rageant c’est de ne pas se rendre compte de l’ampleur de la difficulté du dénivelé et d’être contrainte à marcher là où on a l’impression qu’on puisse encore courir…Les chemins ne sont pas du tout accidentés, y'a peu de passage technique, on a vraiment pas l'impression que ça grimpe sans arrêt...Mais la montée, il faut la faire jusqu’au bout alors on alterne marche rapide et course à pied, et cela se passe plutôt bien...Doucement les mollets s'assouplissent enfin avec les kms qui s'accumulent. Mais il me manquera beaucoup d'assurance pour accélérer davantage à l'approche de la boule. Et pourtant j'aurais du...mais c'est ma première montée du grand ballon, l'appréhension est là. Les derniers kms de montée deviennent enfin beaucoup plus ludiques et cela me donne du baume au cœur. Mes partenaires de course affichent quelques marques de fatigue, moi bien au contraire, ces petits jeux de placement de foulées me ravie. Et puis vient la descente vers l'arrivée. Les 2 hommes en tête de course m’ont taillé un mini short à 200m de l’arrivée.
Bon il est vrai que moi je traine mes deux jambonneaux sur ces derniers mètres de cailloux, alors que eux survolent le terrain. Non je ne suis pas complexée du tout aujourd’hui !!!!! Je suis juste un petit mouflon tout dodu à côté de ces gazous et gazelles !!!! Ce n'est pas parce qu’ils font tous moins de 50kg que je devrais complexer....Mais la montagne ça vous gagne, des petits ballons en petits vallons.
Les petits points négatifs
Ca y est asics arrive à vendre aux organisateurs des maillots mal taillés en taille S, qui ne ressemble à rien une fois qu'on les porte, dommage !!!!
Et mon grand drame, pas de repas à l'arrivée, heyyyy on est dans le pays des Marcaires ici, où sont les patates et les soupes aux lardons ?

Merci à Jean Luc de m'avoir covoituré, un autre moment riche en rires, une belle aventure humaine avec le gps au top de sa forme, super aussi d'avoir pu partagé à deux cette nouvelle expérience....


Parcours
http://connect.garmin.com/player/179391951
Résultats et photos sur : http://www.montee-grandballon.com/

jeudi 3 mai 2012

La conscience de soi est-elle source d'illusion ou de certitude ?

Sujet de philosophie de 2004....encore une autre question ?
Moi en en tout cas pour mettre fin à tous débats concernant mes rêves d'xterra, j'ai bien fini de me bercer d'illusions.
Ou alors les recos que j'ai faites ne correspondent pas au vrai parcours vtt,
ou je suis vraiment une bille totale en vtt,
ou bien tous les vosgiens ont ça dans le sang, et que pour eux il n'y a aucune difficulté....
En tout cas, moi qui je me faisais une joie de participer à une découverte nature du triathlon me voila bien déçue....mais bon je suis inscrite, l'hébergement est pris alors....


Première approche de l'xterra de gerardmer, repérer les lieux. 
La première étape est déjà bien difficile, trouver le départ.
Bizarre il semblerait que la natation parte entre les rochers et les arbres, alors qu'il y a une belle plage de sable en face facilement accessible. Houlaaa, mais il va me falloir des sandalettes, c'est tout caillouteux ici, mes petits petons ne foulent pas pieds nus de tel revêtement pierreux. Faute de temps, on va essayer de repérer la trace de la partie trail mais en vtt, histoire de gagner du temps. Résultat plus que décevant puisque à pied, je serais allée je pense tout aussi vite.
Que je me rassure c'est un vrai parcours trail, guère praticable avec mon faible niveau technique en vtt.
Bien, bien, bien, petit sentier escarpé, faudra lever les genoux pour arriver en haut. Au détour de quelques travaux forestier, on perd notre trace gps, on file tout azimut à travers la forêt à la recherche d'un sentier qu'on ne trouvera jamais. Descente à pic, porc qui pique d'ailleurs sur les sentiers très raides, cela promet, que du bonheur en perspective, mon sens de l'équilibre me fait défaut, c'est en position run&bike que je terminerais cette partie. Je me rassure tant que je peux, c'est mon parcours trail, je n'ai rien à tester en serrant les fesses en essayant de descendre à vélo.
On rejoint enfin le lac, sympa le sentier le long de Longemer, bien que fort humide encore, je voulais tester la température de l'eau, et bien elle est bien fraîche, c'est pas cette semaine que je vais tester ma combi. Vivement la reconnaissance en format trail, ça va tirer dans les mollets, je le sens bien...

Seconde approche, le parcours vtt.
Testée que la première partie avant que le ciel, les éclairs et pas au chocolat, bref l'orage avec une bonne pluie ne nous tombe sur la tête. Que dire de cette première partie, oui c'est du vrai vtt, mais qui monte tout le temps avec des virages bien secs avec des bonnes pentes d'attaques à plus de 10%... Il est vrai qu'on est encore en période de fonte des neiges, ce qui n'arrange pas les choses.
Pas une minute de récup, et un constat fort navrant, je crois que finalement je risque d'être hors délai ayant déjà marché sur cette première partie.

Troisième essai : test nature du parcours trail
Beaucoup plus facile en courant qu'en faisant du vtt, ça c'était presque évident. 
Pas de bobo dans les mollets, finalement cela ne monte pas autant que cela, et c'est vrai que c'est juste 5 km,  même pas un échauffement correct. Toujours autant de difficulté pour trouver la bonne trace, que ce soit avec le gps ou avec une carte, la réalité du terrain est bien loin de celle du parcours théorique. 
Et que fait le club vosgien ici, ils ne connaissent pas leurs règles de base d'affichages, car le triangle bleu qu'on m'explique par où il part au niveau de la ferme....Par contre par pur hasard j'ai réussi à choper la dernière partie de la descente....euhhh que dire : totalement chaotique, sans intérêt, beurk... sauf pour voir combien de temps peut tenir les chevilles sans partir de travers sur un caillou...
Alors voilà, ce petit parcours de run, je l'aurais fait au moins une fois et c'est peut être la dernière et l'unique fois, maintenant que j'ai réalisé qu'à l'xterra ils ont mis un temps limite pour enchaîner la natation et le vtt, mes illusions sont partis bien loin en vacances sans billet de retour...


Jeu, set, et match....hors délai, on ne passe pas par la case départ, on ne touche pas la cagnotte....
Je trouvais la première partie vtt très physique et technique,  mais ce n'est finalement rien par rapport à la suite du programme. On reprend le parcours, là où on l'avait abandonné avant les coups de tonnerre, et c'est reparti pour une longue heure de combat sur le vélo.
Le temps est maintenant mon ennemi, rajouté aux autres difficultés du parcours. Et plus il n'arrête pas de monter pour redescendre dans la seconde qui suit, suuuuuperr, on passe même en mode trial avec le passage dans une montée totalement rocailleuse, qui se termine les pieds dans l'eau. Finalement je vais garder la combi de natation cela me fera déjà économiser un précieux 1/4h sans essayer de la retirer...

Furious jo apprécie bien le tracé c'est pour dire combien je le déteste moi,  tellement il est éprouvant, exigeant et technique. Bien loin de l'idée que je m'étais faite pour une première en format découverte en triathlon nature.
Maintenant que j'ai reconnu le parcours vtt en globalité, je ne m'explique pas comment les concurrents de l'année dernière ont fait pour faire des tels résultats. Moi j'ai beau calculer dans tous les sens, mais je ne pense pas arriver dans les temps pour pouvoir m'adonner à la course à pied. 
Je trouve d'ailleurs très surprenant que l'organisation ait décidée de mettre une barrière horaire....Où est la notion de "découverte" dans ces cas là...Une chose est sure, c'est que tous les participants de ce genre de triathlon sont des dieux du vtt en montée et en relance, car je ne m'explique pas sinon comment ils font tous de tels temps...

Paradoxalement, j'ai passé un super We bien sportif ici à Xonrupt mais je suis un peu dégouttée par rapport à mon niveau technique en vtt pour réussir à tenir les temps.Déjà l'odeur ragoûtante du lac, ne me donné pas envie de nager dedans, mais maintenant que je connais le parcours vtt, j'ai juste envie de revendre ma place pour le mois de juillet...De toute façon aussi surprenant que cela puisse paraître, ici pas de place aux divertissements durant la journée, cinéma, bowling, piscines fermées, pas de musées, pas de spectacles, même pas de poney ou de luge partie, ouhhhh  on est dans les vosges-vosges, une contrée bien lointaine de la civilisation moderne, le wifi, qu'est ce que c'est ????; C'est pour cela que tous les gens sont supers sportifs, ils n'ont que cela à faire... entre le bûcheronnage et le vtt, qu'est ce que je pourrais faire d'autres ?

http://connect.garmin.com/activity/174030426

lundi 23 avril 2012

Rando vtt de la petite suisse à wasselonne

le parcours sur http://connect.garmin.com/player/171076742
Mon accompagnateur du jour  : Alain



Première randonnée de la saison vtt, à wasselonne. La randonnée de la petite suisse 50 km de vrai vtt et comme dirait le dicton suisse : Regardez le mauvais côté de la pomme à acquérir, et mordez le bon.
Alors oui, motivé on reste, et motivé on y va quelque soit le temps qu'il fait. S'il fallait attendre le beau temps, je serais déjà vieille, grosse et moche..
Comme démarrage on ne pouvait espérait mieux. On a fait la totale : le soleil, la boue, la pluie et les grêlons, à ce qu'il paraît certains auraient même vu des flocons de neige sur le spitzberg. Et le dahu il était la aussi ?
Des chemins on en aura croisé, des chemins de terre, de boue, des flottants, des pierreux, des détrempés, des ruisselants, des brumeux, des glissants et des surprenants surtout lorsqu'un ami se plante dans le ravin, à quelques cm d'une grosse pierre mortelle : "Mais non alain, ton heure n'est pas encore venu, remonte sur le chemin et arrête de faire le malin..." Si déjà tu as la gentillesse de rouler avec moi aujourd'hui, faut aller jusqu'au bout du parcours mais sur le vélo !

Départ type cyclo cross à travers les chemins agricoles, je n'avais pas la charrue mais les bœufs y'en avait suffisamment autour de moi...on bourrine comme on peut, mais on avance. Tiens cela nous fait penser au run&bike de la wantzenau....
km5, roue avant bloquée, l'arrière guère mieux, le dérailleur inexistant sous les mottes de boues et de terres : une petite séance de nettoyage s'impose avant de continuer à monter vers le ravito. Faudrait quand même être un minimum présentable au poste de contrôle et surtout montrer patte blanche pour manger un morceau avant d'attaquer la seconde partie.
Première chanson qui me vient en tête "ehhhh salut les copains, voyez j'ai mauvaise mine, Je pars en voyage, Avec pour bagage, Dans ma petite musette"...un coupe vent, un gore tex, un thermique, bref je suis parée pour attaquer la suite du parcours sur le massif du Wolfsberg, ahhh y'a aussi des loups ici ?!

Deuxième partie bien sympathique (beaucoup moins salissante, du moins au début....), les singles s'enchainent, aujourd'hui les cailloux sont mes amis, il faut les aimer aussi, et malgré le sol humide, la grimpette est plutôt efficace. Je m'étonne même moi même, comme quoi je ne suis pas totalement un cas désespéré. Mais bientôt avec alain, notre quiétude sera interrompue par la venue de JC partit en chasse pour me rattraper depuis son passage au contrôle. Zut, merci les éclaireurs de m'avoir dénoncée....Dire que je n'avais pas de pression jusqu'à maintenant, voila t il pas que tout allait changer !
En plus les choses n'allaient pas s'arranger surtout quand la pluie a décidé de s'en mêler. Au km 35, j'avais l'impression d'en avoir fait déjà 70km. Les grêlons s'en sont aussi mêlés, tant qu'à faire..."On est motivé, on est motivé..."
Retour vers le contrôle, transition rapide du jour à la nuit, la pluie laisse place au soleil, c'est un vrai délice de redescendre sous les feux de la rampe...mais seulement sur les sols tapis des résineux. La dernière partie avant d'arriver au contrôle aura été une véritable épreuve de force. Les cuisses ont beau chauffer, la progression se fait vraiment très péniblement alors qu'il n'y a aucune difficulté particulière. Même mes bras commencent à se crisper. Dans le bourbier, Bigfil arrive aussi à nous rattraper, ouf une personne de plus pour occuper notre jc....

2ème ravito, 2ème chanson : "Dans la force d'un arbre , Dans la couleur de l'eau , Dans l'hiver et le vent , Dans le froid des maisons , Dans les sables mouvant... je te survivrais d'un amour plus grand, je te survivrais, comme un revenant...."euhhhh merci les gars de wasselonne, c'est trop sympa de nous avoir commandé un temps de chien pour nous rendre le parcours en plus difficile...
Au dernier ravito, injection directe de boisson énergétique mis à disposition gracieusement par le club, à cela on rajoute un big mac de jambon, fromage, et salami arrosé d'un cocktail explosif à base d'un café brulant et c'est reparti sur les chapeaux de roue pour en terminer avec ce beau parcours bien éreintant cependant...

A l''arrivée y'a encore des glaces offertes par le club, je prends un Xtra Mars, et ça repars....

lundi 16 avril 2012

Mac 6 à Niderbronn, mon premier baptème

C'était il y a un an, je me lançais avec beaucoup de passion sur les trails et c'était mon premier. Il s'en est passé des choses depuis...Mon premier baptême. Il y a eu la naissance, très douloureuse l'année passée où j'ai faillit craquer, et voilà déjà une saison entière derrière moi.


Mon seul objectif cette année : terminer sans crampes. D'ailleurs je penses que ce sera mon thème cette année, pas en faire plus, mais simplement mieux...Pour cela je suis armée, gel, sportéine, un camel remplis à ras bord. Et j'y suis toujours pas arrivée !
Pourtant je n'ai à aucun moment forcé mon allure, j'ai même marché beaucoup, et pourtant je n'ai pas coupé aux crampes vers la fin du parcours. En théorie, quand on entend le premier son du micro, on se sent revigorifié, poussé des ailes. Et moi qu'est ce qui m'arrive???  La jambe bloquée d'un coup. Pffffff à 2 bornes de l'arrivée. Pas de panique à bord du titanic, le nauvrage n'est pas encore lancé, 1 comprimé direct et je repars doucement vers l'arrivée, sourire aux lèvres malgré ce petit incident que je ne m'explique pas.
Certains réalisent toute la course sans rien manger, ni boire hormis aux contrôles, et ils arrivent frais comme des gardons. Moi je descends 3 litres, je mange comme sur un marathon tous les 5 bornes et je me choppe une crampe ! Mais pourquoi donc ?????  Faut que j'étudie cela....Mais c'est pas normal. Comment espérer progresser si j'ai des crampes alors que je ne poussais même pas dans les tours. Aujourd'hui il fallait que je me rassure et c'est pas gagné.

Ma course cette année : pas assez pris de distance en montée pour conforter mon retard en descente....
Toujours autant de monde sur cette course. On a un bol immense au vue des prévisions météo, pas une goutte de pluie et une fin de parcours sous le soleil. Température idéale, moi qui avait prévu le mi long pour affronter la pluie...mais je préfère ça que l'inverse, si c'est le prix à payer, c'est une bonne promotion.
Ce parcours je ne l'avais pas refait depuis l'année dernière, mais j'ai suffisamment bourlinguer dans le coin pour découvrir des singles bien sympas.
A un an d'intervalle avec pleins de km dans les jambes, je trouve ce parcours un peu roulant, voir même un peu ennuyant dans les deux grandes descentes que nous offrent ce circuit. Il est vrai quand on commence à courir seul et à devoir faire ses tracés, on a tendance à privilégier les 80% de singlestracks pour 20% de transition sur gros chemins, en tout cas moi c'est ma devise maintenant. Mais des petits sentiers comme j'aime tant j'en aurais aussi aujourd'hui, mais juste pas assez à mon goût...
Alors heureusement qu'il y a plein de monde autour de moi, pour égayer ce parcours et me dégoûter comme d'habitude un maximum en descente ! 10 minutes de perdues aujourd'hui sur une autre concurrente qui étaient toujours derrière moi avant le wintersberg. C'est énorme, il faut vraiment que j'apprenne à descendre, si je veux arriver à quelque chose. Peut-être que j'aurais trouvé aussi moins long la dernière partie si je savais mettre le feu aux poudres dans les descentes. Autant les montées, je gère mais reprendre de l'allure dans les descentes, y'a rien à faire, j'y arrive pas encore.
Cette année en tout cas, j'avais beaucoup moins l'impression de me promener seule dans la forêt, y'a même des petites pipelettes autour de moi qui parlent de chiffons, le genre de chiffron qu'on a envie de prendre pour brûler aussi les torchons, mais on ne mélange pas tout.... : "ohhh salut josette, comment ça va depuis ton dernier marathon l'année dernière, ohhhh bien très bien ginette, j'en ai refais 3 autres dans la foulée, alors je commence quand même à le resentir, et puis cette année, les couleurs des panoplies, je te dis pas..."

Autres types de coureurs, qu'en temps normal, je ne vois jamais à savoir des "Surviveurs" de la nuit qui termine leur challenge des Seigneurs. On les reconnaît à leurs bâtons, leurs mollets supers affûtés mais qui arrivent encore à courir avec plus de 80km dans les pattes. Certains on vraiment l'air de touristes à côté d'eux. T'as le look coco, coco, tu as le look... Mais respect avant tout ! Et pour tout le monde d'ailleurs, l'important c'est de participer, et chacun selon ses moyens et ses ambitions...

Le parcours
http://connect.garmin.com/activity/168282288
Décidément ces derniers temps, les gps des organisateurs ont du mal, 23.95 au final au lieu des 26 annoncées, chouette je récupère les 2km en trop d'il y a 2 semaines au Soultzerkopf. Ils ont peut-être fait un deal entre eux....

Un grand bravo à Alexandra pour sa première place au Défis des Seigneurs.....et des reines !

jeudi 12 avril 2012

Le chemin du bonheur

Quoi de plus réjouissant que d'avoir une petite heure devant soit avant de revenir at home suite à un déplacement professionnel sur paris, coincée dans le métro, la pollution, le bruit et les mauvaises odeurs...
Heureusement mon collègue de travail habite à haguenau et m'abandonne au bord de la forêt, running au pied, armée d'une carte et c'est partie pour l'aventure...

Sur la carte, les tracés sont très simples, la forêt est cadrillée de toute part, et des longues lignes droites de routes forestières la traverse. Je me dis au pire des cas, je démarre par du bitume et j'essaie de trouver une parralèle sur chemin pour remonter vers Eschbach.
Première chose bizarre par rapport à mon plan, et la réalité du terrain, les chemins ne sont pas aussi droits que ça. A plusieurs reprises, je me retrouve à des carrefours, ou contournant des massifs sans rien y comprendre. Finalement je tombe sur un balisage du club vosgien (rond jaune) qui m'indique enfin une direction. Chouette, cela me rassure un peu, car à force de chercher son chemin, je n'avance pas très vite. Alors tant pis, quitte à faire un gros chemin, au moins je suis sure d'arriver à bon port.
A ma grande surprise, le gros chemin se transforme en petit sentier qui zig zag au beau milieu de la forêt. On passe par plusieurs petits ponts, la trace devient parfois un peu sauvage, mais finalement le parcours devient très ludique et enchanteur. Ouf au loin, je vois enfin les premiers cerisiers en fleur à Eschach, dernières traversées de champs un peu boueuse et pfaff me voila déjà chez moi, à peine 4H après avoir été coincée dans les embouteillages de la capitale, ahhh ici on respire le grand air, pas un bruit de klaxon, juste les oiseaux qui se réveillent de leur sièste.....