Avec le VTT tout a commencé

Mon blog, une autre façon d'aborder le sport ! L'endurance...la quête !
Tout a commencé par cela : Et pourquoi le VTT serait un sport masculin ? Pas courir après un chrono, d'une vitesse moyenne mais rester le plus possible sur ma LDY'selle...
(merci les Italiens, ils savent vraiment parler aux femmes ! ). Manger au ravito, boire un coup et tailler un bout de discut , ou si jamais une personne ose, car c'est rare, parler aux vttistes présents qui me dévisagent bien souvent comme une E.T. surtout quand je roule seule. Dire qu'au début, je pensais qu'aux ravitos les gens cherchaient à parler entre eux ! Que les randos étaient un lieu de rencontres de passionnés qui cherchaient à communiquer ! Et je me suis même inscrite dans un club ! Mais non, le vtt est un sport d'hommes, on ne fait pas causette bêtement ! Et on ne parle pas aux inconnus, disaient nos mères. Je confirme... Mais alors où peut-on rencontrer des gens pour parler de cette même passion qui nous anime ?????... pour rouler ensemble et partager ses émotions ? Mais on parle pas aux femmes ! Allez ouste aux fourneaux !

Et c'est comme cela qu'on ouvre ses horizons vers d'autres pratiques : route, course à pied, trail, run&bike, natation, ski.....et petit à petit moi qui était contre les courses on s'y colle et on rencontre des gens avec qui on peut parler !

lundi 9 avril 2012

Lundi de paques au Freudeneck avec les grands tretas de wasselonne


Match retour de la rencontre soultz s/Forêt contre wasselonne à l’extérieur. Lieu de rendez vous le Freudeneck à côté de Romanswiller à 8H. Et qui étais déjà en retard ? Oui la voiture présidentielle ! Comment on ne peut pas faire de course de côtes avec une break chargé de vtt ? Notre catégorie est hors concours !
Soit allons donc au lieu de rencontre choisi après avoir traversé le Massif Vosgien presque en totalité…car notre téléphone sonne, les cavaliers sont prêts à charger. L’heure de la bataille à sonnée. Ça commence bien, les retards ne sont pas acceptés.

Au départ, quelques soultzridders égarés au milieu de l’armada bleu des gars de wasselonne. Il va falloir se la jouer serrer, et discrets, mais ça ce n’est pas notre fort. Même pas le temps de faire une photo de famille que les bataillons sont déjà en route. 2 groupes sont formés, bon je vais dans lequel ? Quelle question ! Le thème du premier groupe est marche, pierre, et technique. Bon je crois que je vais être très bien dans le groupe 2. L’idée c’était de faire plus ou moins le même parcours mais avec des variantes. Dans notre groupe nous sommes juste 2 rouges, moi et Gilles, ohhh ben tiens, je m’y attendais pas du tout à celle là…
tous les autres auront préférés jouer les fadas. Manquerait plus qu’on roule tous ensemble, on ne va pas changer les vieilles habitudes, faut bas déconner ! Et faudrait pas que certains ternissent l’image du club de rouleurs qu’on est…ou pas !
Bref aucun esprit de compétition dans notre petit groupe, chacun grimpe à son allure et on s’attend en haut des bifurcations. Y’en a un qui ouvre la marche et deux qui font la voiture balai. Au moins, nous on sera arrivé complet au point de ravitaillement et on aura pu parler chacun avec son voisin. Et si il y en avait un qui aurait manquait on l’aurait aussi remarqué. C’est comme même bête d’avoir fait une heure de route et se retrouver perdu seul dans la forêt sans que personne ne se doute de quelque chose. N’est ce pas le groupe un !!!!!!!

Les petits plats dans les grands !
A wasselonne, ils n’ont pas besoin de faire grand-chose pour nous épater. Déjà un avantage majeur la beauté du terrain, ils n’y peuvent rien mais ils ont des sentiers partout ! Après on peut monter et descendre très vite, il y a plein de points de vue super sympa, note spéciale pour le Rocher du Pape, où j’ai failli perdre mon latin, tellement le vide était omni présent autour de nous. Mais aucune trace de Saint Leon IX.... 

Dommage que le temps n’était pas favorable mais bon, ils n’avaient pas assez de budget pour aussi acheter la météo. Car question moyen, ils ont mis le paquet. Format XXL, avec le cadeau Bonux qui va avec. Je n’ai jamais connu pareil accueil. Déjà de prévoir un ravito par rapport à la météo il fallait le vouloir. Nous on arrive pas à mobiliser les troupes pour rouler ensemble, et eux ils trouvent en plus des volontaires pour faire un accueil du feu de Dieu. Digne d’un repas de Gaulois. Le banquet, le festin que dis-je était dressé dans une petite cahute chauffée et brandée à l’effigie du club. Routiers, vttistes, familles, femmes et enfants sont là. Mais quel accueil : du pain, du vin, du saucisson, du gâteau, il y avait tout ! En plus je me fais servir par une charmante dame qui me met en plus la touillette dans la tisane. Mais que demander de plus ? Juste un peu moins de pluie, mais comme dit ça on ne le commande pas.

Au retour, notre groupe se trouve renforcé par l’arrivée de 5 nouveaux membres, tiens ils en ont ras le bol des blagues carambars de leur première partie ? Ou alors ils ne veulent pas se tirer la bourre pour descendre ? Bizarre ! Mais pas de souci, plus on est de fou, plus on rit. Ou alors c'est pour étudier les deux spécimens qu'ils n'avaient pas testé avant ! ?????
Nous croisons fréquemment les autres dans les descentes, mais on laisse passer la meute, pour ne pas se faire surprendre. Descente tranquille, avec quelques petites frayeurs mais rien de méchants. Comme d’habitude on me taquine avec des conseils techniques pour descendre plus vite mais le sol commence à devenir un peu humide et des racines reluisent déjà sur des singles bien trop étroits à mon goût. Et alain ne prendrait pas le risque de me ramener en plusieurs morceaux. C’est kiki qui râlerait après ?

En résumé, malgré le temps de chien, belle matinée de vélo. Pas beaucoup de km au compteur mais beaucoup de chaleur humaine et de convivialité autour de moi. On a juste envie de s'envoler avec les grands tretas de wasselonne..un vrai club de passionnés et un max de gens supers gentils....
les photos https://picasaweb.google.com/ccwvtt/VTTDu0904?feat=email

dimanche 1 avril 2012

Course nature du Soultzerkopf à Lampertsloch

nadia : oui bonjour le parcours est comment ?? car je ne suis pas trop en forme...
un gars de l'organisation : ohhhhh un peu vallonné mais un VRAi 22km !
nadia ahhhhh :  alors je devrais pouvoir y arriver en partant doucement...
nadia au km 22, au pied de Marienbronn, tiens c'est bizarre, ils ont déplacés l'arrivée, ou alors on va prendre un toboggan secret et atterrir à Lamperstloch par un coup de baguette magique ? Non, un parcours qui fait 24.400 mais tiens c'est bizarre j'ai fait une rallonge gratuite.
Ah non c'était le poisson d'avril de l'organisation. Humour quand tu nous tiens, mais bon, y'a un an, j'aurais craché dans la soupe, maintenant je fais juste une grimace...Bon, je me rattrape en arrivant en dévorant le très bon gâteau maison, il faut bien un minimum pour oublier.


alain, sylvain, jc et nadia

De toute façon je termine avec un gros sourire aux lèvres, comme d'hab JC vient me récupérer sur la fin de parcours pour m'aider à finir mais aujourd'hui tout va bien. Tous les voyants sont encore au vert, la course c'est bien passée. Enfin une course c'est une bien grand mot.
Suite aux sur efforts de semaine dernière sur l'équipée de la rose (en plus pour rien....), j'avais décidé de faire le grand parcours mais comme un simple test forme, tel un entraînement mais avec plein de gens autour. Youpi. J'oublie les stress du chrono, je pars à mon rythme et surtout j'essaie de ne pas me faire mal. Et je m'en fiche si j'arrête pas de me faire doubler !
Mission accomplie. La confiance est revenue. Je n'ai absolument pas sentie de lassitude avant le km 16. Les montées j'adore çà, en plus on avait droit au rectangle bleu pour remonter sur le Soultzerkopf. Et sans vtt, cela passe beaucoup mieux. Après j'avoue que je me suis ennuyée. Les rares sentiers font places à d'immenses boulevards. C'est dommage car moi qui connaît le coin, y'a plein de sentiers super sympa pour courir. Le dernier passage au ravito du Soultzerkopf marque une petite transition plus ludique pour terminer dans la joie et la bonne humeur surtout avec les coureurs des Dunes de l'espoir qui mettent un peu d'ambiance dans cette matinée bien fraîche du mois d'avril. Je suis bien contente d'être partie avec les manchettes et les gants et c'est seulement à 2 km de l'arrivée que je commence enfin à chauffer. Ohh dommage maintenant que je vois la ligne d'arrivée et qu'il fait bon pour mettre les bras à l'air, il faut s'arrêter....

Course à faire finalement pour faire un chrono car c'est très roulant, ou pour débutant en course nature mais attention à ne pas se faire surprendre par les relances, car il faut courir sans cesse... Pas assez de technique à mon goût, trop peu de single track. Mais bon tout le monde n'aime pas la difficulté comme moi. De toute façon comme c'est mon terrain de jeux au quotidien, pour m'épater il aurait fallu sortir le grand jeu, blasée j'en attendais plus...mais ça c'est de ma faute...
Encore un cadeau original et fort pratique, un bluff et en plus on pouvait choisir la couleur mais que demander de plus ! Ahhh si on avait droit aux douches chaudes, nannannanaaa !



Me voilà la reine des pommes : 3ème SF, et sans ambition de chrono it's allright.....comme quoi même sans pression de chrono, on peut arriver à faire quelque chose !
Merci à joseph d'avoir récupérer mon lot. Désolée d'être partie si vite, mais l'Enduro Elass Tour à Wissembourg m'attendait pour servir les poulets....

mardi 27 mars 2012

L'équipée de la rose 2012 : Qui s'y frotte s'y pique !



L'idée paraissait alléchante sur le papier, le concept sympathique, vérification sur le terrain pour un test grandeur nature. Météo, rien à redire, un soleil au zénith, certainement 24° sous une douce brise, juste là pour assécher les gouttes de sueurs et la bave des coureurs...

Sur place nous retrouvons beaucoup de copains triathlètes, les habitués de run&bike, les puristes de CAP, les grosses team de la région, quelques rigolos costumés (tiens on pouvait faire ça, heureusement que je n'y ai pas pensé les gars ont échappé à cela...) et même des potes de vtt. Bref beaucoup de grosses jambes, beaucoup de concurrence en vue.
Le site bien, les paysages pas mal, bonne situation, le terrain plus que sec. L'aménagement de la salle, et le regroupement par table de plusieurs équipes engendre beaucoup de convivialité, et une bonne humeur générale. On s'échange les boissons, on inhale la crème de son voisin, hum mm c'est comme le vicks vaporume, rien qu'à l'odeur, on sent que cela agit...on se tartine les jambes, ah non c'est la voisine, pardon, on se couche par terre, on attend les masseurs, bref toute une fourmilière en ébullition.

Une première donc pour le bon, la brute et le truand. Nouveau trio composé avec notre lolo, tous de bleu vêtus. Notre choix stratégique : laurent pour frapper un grand coup d'entrée, moi et jok pour continuer sur la lancée en run&bike, moi et lolo pour grimper la haut, jok pour rattraper les points que j'aurais perdu en descente, et le finish à trois avec l'option brancard avec les gars qui me porteraient...Petit scénario simple mais qui devrait fonctionner et être assez efficace.


Le principe de la course
D'après le règlement, le classement finale se fait par points selon l'ordre d'arrivée de chacun sur les différentes étapes, après on additionne et on soustrait.....On peut aussi avoir un remplaçant qui vaut un malus. Mais la répartition des coéquipiers est libre vue qu'il n'y a qu'une épreuve à trois.
Ahhhaahhha c'est la que le bas commence à blesser.
Ben oui, moi naïve comme je peux l'être, j'avais pas calculer qu'il y avait des équipes qui étaient là juste pour la gagne.... Sachant que nous les femmes en mixte valons 30 points dans un classement. 30 points c'est aussi 30 places de concurrents qu'ils soient bons ou mauvais....Ahhahhahha; 30 points qui sont, après tout, juste obligé de faire la dernière épreuve commune. C'est un choix. Mais moi j'avais absolument pas raisonner de la sorte...Mais c'est vrai que pour être plus juste il faudrait compter le bonus femme proportionnellement à sa participation aux différentes étapes. Sinon c'est aussi trop facile pour une équipe de 2 super bons coureurs de se repartir sur les autres épreuves.
Mais non, nous on ne mange pas de ce pain là, c'était évident que chacun allait faire 3 épreuves, quitte à me trimballer comme un boulet, j'étais leur croix, leur peine, et jusqu'au bout de la dernière ligne droite, où seulement une fois la ligne d'arrivée franchi à trois, ils auront la chance de me porter !

Etape 1 : laurent fait son show....
C'est comme dans un film, il faut assurer avec l'avant première. C'est donc lolo qui prend le premier départ. Avec jok, on va l'encourager sur le parcours, tiens c'est bizarre nous remarquons que nous sommes pratiquement la seule équipe à faire la transhumance, après tout c'est un excellent échauffement pour nous, même si les premiers coureurs arriveront bien avant nous en bas.
Premier passage, lolo s'élance dans la montée, telle une petite fusée, il remonte en beauté toute la file... c'est bien, il se fait plaisir, la montée c'est son point fort ! Il n'y a pas beaucoup de spectateur dans les vignes, c'est dommage, le temps est magnifique, presque trop chaud pour les contrôleurs sur lesquels les premières traces rouges apparaissent. On discute tranquillou avec eux pour les divertir un peu et hop voilà déjà notre lolo, qui redescend ves l'arrivée.
Mais comment !!!! J'ai bien compté, il n'est pas dans les 20 premiers, ahhah pas bon çà, je lui avais dit d'assurer et de filer droit....y'a un poids mort dans l'équipe, faut pas oublier !


Etape 2 : Run&bike avec jok,
L'étape annulée au niveau des cumuls des points MAIS
celle que moi je n'oublierais pas, et que je compterais dans le résultat final car on est arrivé 34ème
ce qui veut dire que dans le classement finale on remonte de 3 places,
et oui j'y tiens....car
1; je me suis battue dessus, et mon mollet gauche se souvient très bien aujourd'hui dimanche à l'heure ou je commence à écrire ce récap de cette montée à fond les ballons dans les vignes,
2; jok n'aurait jamais fait cette roseraie sans cette épreuve de run&bike
3; on l'a préparait cette étape et c'est bien la seule....et c'est un peu notre spécialité !

L'étape 2, ahhhh le couac de l'organisation. Comment dire dans la voiture j'avais fait le pari qu'il y aurait un souci au niveau de ce épreuve. La raison est toute simple, les parcours se croisent à 500 de l'arrivée. Alors à moins de mettre un contrôleur derrière chaque participant, il est impossible de gérer les enchaînements sur les boucles. Même avec la meilleure intention au monde, allez demandez à un gars, s'il est sur la 2 ou la 3ème boucle avant l'arrivée, mais il n'en saura rien s'il n'a pas fait de repérage.

Donc nous, oui, on avait renifler le terrain il y a une semaine et même avec çà, les données n'étaient pas bonnes. Cela ne change pas grand chose au km, mais on aurait pas du faire 2 fois la même grande boucle. En plus à la fin, on croisait ceux qui partaient pour la petite boucle. J'avoue que sur le coup, cela m'avait beaucoup perturbé surtout qu'il y avait un point de contrôle qui sautait et qui aurait pu être à un autre endroit et cela n'aurait pas arrangé du tout notre stratégie de relais long avec jok.
Mais bon, plus de frayeur que de mal, car contrairement au "vrai" run&bike, le point de contrôle pointait juste notre passage, que l'on était ensemble ou pas, la course continuait. Ouf car on était pas synchro du tout à ce moment là, et cela peut coûtait très cher en terme de place !
La course malgré des chemins super larges n'était pas facile à gérer. Contrairement aux précédentes épreuves de pure run&bike que nous avons réalisés où les coureurs prennent des habitudes de run ET de bikers je dis bien, ici c'était un peu le souc. Aucune discipline. Les puristes de course à pied s'étalaient sur toute la largeur des chemins, à la limite on se faisait insulté quand on bataillait dans les dépassements et qu'on prévenait de sa trajectoire. J'ai même préférais remonter de côté dans l'herbe, vttiste après tout dans l'âme et les bras.
Chaque dépose de vélo était une vrai angoisse : pourvu qu'il ne le loupe pas. Chaque reprise était une bénédiction, bien qu'il fallait retrouver sa proie assez vite pour refaire le point sur la dépose.
Bon on a eu quelques soucis d'interprétation entre le pont et les rails, on a pas eu le temps de le faire au pictionnary et de dessiner la géolocalisation du vélo, mais finalement tout est rentré dans l'ordre.
Évidement je me suis reposée à aucun moment et l'enchaînement avec la prochaine épreuve fut fatidique. Pourtant ils avaient prévenus au niveau des conseils de course, ménager le coureur qui va enchaîner...



Etape 3 : l'étape dite de montagne....la dégringolade !
Là où on a pratiquement tout perdu grâce au boulet que je représente....En plus il était bien trop prétentieux de ma part d'avoir envisagé et enchaîné les 2 épreuves. Mais bon après tout c'est encore en "montagne" que je perds le moins de temps par rapport aux autres concurrents. J'arrive bien à monter maintenant même si je suis nulle en descente, c'était jouable en théorie. Et puis comme dit, nous on s'était réparti les épreuves pour que chacun en fasse 3...
Je n'avais juste pas calculer le peu de temps de récup entre les 2 épreuves....Et c'est pas avec une dilution de boisson énergétique que l'on rebooste ses jambes.
Pourtant au départ, cela se passait encore bien. Lolo m'ouvrait la voie, mais lui était bien trop frais pour essayer ne serais-ce que de le suivre. Impossible rien à faire, je n'arrivais pas à prendre le bon rythme, j'ai même du marcher pour passer la côte afin de pouvoir reprendre par la suite. Mais quand y'a plus de jus c'est vraiment difficile.
Là où mon égaux a pris un sérieux coup est dans la descente. Je pense avoir décroché sans m'en rendre compte. J'étais incapable de suivre le rythme des concurrents, malgré toutes les relances verbales de lolo. Tous les bons descendeurs m'ont repris à cet moment là. J'étais vraiment dégoûtée de me faire rattraper de la sorte par la vague, et surtout incapable de me ressaisir.
Mais comment tous ces gens qui n'arrivent pas à grimper plus vite que moi, arrive à descendre de la sorte ??!!  C'est presque injuste ! C'est dingue quand même la marge de manoeuvre qu'il me reste pour progresser. Si eux ils y arrivent pourquoi pas moi. Je crois vraiment que je ne sais pas descendre. J'aligne mes pieds bêtement l'un devant l'autre mais c'est totalement improductif !  Pourquoi cette petite dame, encore plus petite que moi, pour dire.... mais au physique bien plus trapue arrive à me dépasser ! J'en arrive même à me déconcentrer et pfaff au point de côté pour m'achever mentalement. Lolo ne comprend rien à ce qui m'arrive, et me demande d'accélérer afin de revenir sur une groupe devant nous. Mais les feux de détresse sont déjà allumés en moi, pas le choix, faut ralentir pour essayer de remplir les poumons avant l'arrivée. Mission accomplie. J'arrive enfin très déçue de ma course.
On retombe du coup bien loin dans le classement....et je ne me revoyais absolument pas recourir normallement suite à cette épreuve.


Etape 4 : Le rattrapage
Jok à l'action. Sa mission est très simple rentrer dans les 30 premiers et suivre notre pote Dany de l'équipe KYD. C'est bien aussi de courir avec des potes autour, ça permet de marquer le rythme. Mais le malheureux a faillit dans sa mission. Le manque d'entraînement se paie très cher sur ce genre de course. Il n'aura pas trouvé les ressources nécessaire pour filer le train à dany. Jok arrivera quand même à la 37ème place.Pour quelqu'un qui ne s'entraîne pas c'est pas mal du tout.
Comme j'étais entrain de ressusciter de ma course, je n'ai pas suivie jok durant la course. Mais bon je lui faisais confiance pour rattraper mon retard de point.
Après une petite pause casse croûte paim, y'a rien de tel pour se requinquer, il manquait le jambon, le fromage, et le saucisson, une petite dose d'huile sur les jambes, et c'est parti pour la dernière épreuve.


Etape 5 : Le final en beauté
Mais on est tout collé serré au départ !!!! Logique tous les trios sont sur la ligne de départ. C'est bien sympathique tout ça, le rapprochement de la foule permet de se tenir au chaud, ça tombe plutôt bien car l'air devient frisquet. L'ambiance est bon enfant sur la ligne de départ, les premières frontales sont déjà allumées. Dernier coup de feu de la soirée et toute la foule s'élance d'un coup. 
Rester groupirrrrr entre équipiers et essayer de gagner du terrain sur les autres. Pas facile quand chacun reste grouper par 3. Bon comme d'habitude, on lance lolo comme ouvreur, et on essaye de suivre avec jok.
Les 500 premiers mètres furent terribles pour les mollets. C'est comme un violent coup d'ascenseur dans les jambes. Ça tire d'un coup, et hop c'est partie. On a la démarche un peu lourde mais finalement ohhhh miracle je sens les bonnes sensations revenir.
Première partie, une petite côte, les copains sont devant nous. Objectif en vue et à mon avis accessible. J'y crois. Mais qu'est ce que je vois devant moi ? Des équipiers qui se font pousser ! Je ne savais pas que cela existait en cap, en vélo oui pour monter une côte, effectivement une petite poussée dans le dos s'est magique, mais en cap ça fonctionne aussi ? Faut croire à voir les autres autour de nous.
Le souci c’est que je n’étais pas la seule à avoir vu la stratégie des trios pour aller plus vite. Et la bientôt j’allais comprendre ma douleur, à l’ insu de mon plein grès. Autant en montée c’est vrai qu’une légère pression dans le dos, cela aide pour grimper sans baisser de rythme mais sur le plat et en descente c’est une autre histoire. Ce n’est plus prêter assistance à personne en danger mais assister à la mise en danger de la personne. A la moindre de mes faiblesses, une main forte était là pour relancer la machine.
Attention chaud devant, convoi exceptionnel ! Laisser passer messieurs, dames, mes partenaires sont montés à bloc, on est passé de la ligne de TER à la ligne TGV en quelques kms seulement. Y'a pas d'issue de secours, pour lâcher prise je suis obligée de monter en régime, et çà marche plustôt bien. C'est dingue surtout après ma course catastrophique d'avant.
Une course folle s’est alors mise en route dans les rues sinueuses de la ville de Rosheim. Cette arrivée au flambeau je l’ai guettée et espérée de loin. Qu’est ce qu’elles paraissaient longues ces lignes droites. Enfin je vois au loin les enfants avec le feu qui vont nous escorter jusqu’à la ligne d’arrivée. Chaque trio pousse leur équipier à la traine jusqu’à son dernier retranchement. Comme quoi je ne suis pas le seul boulet par équipe. L’arche enfin, un dernier sprint…la ligne bleu est franchie, allez les gars, maintenant il va falloir assumer vos grandes vantardises et me porter jusqu’au pointage….Nadia, les aventuriers de la tribu réunifiée ont décidé de vous garder !


A retenir
Superbe course, beaucoup plus difficile sur le terrain que sur le papier.
Un concept à retenir, le sport mélangé à l’esprit d’équipe tout en gardant une stratégie de course en fonction des forces et des faiblesses de chacun.
Beaucoup de participation féminine au sein des équipes, the girl power est bien là quand il s’agit de courir. On le ressent aussi au niveau du classement. Les premiers trios mixtes arrivent bien classés dans le scratch.
Sympa un cadeau utile et qui change avec des manchettes à la taille du coureur.


Les parcours :

lundi 19 mars 2012

Randonnée au profit des Handicapés à Schoenenbourg

Chaque année pour ce rendez vous incontournable de début de saison, j'innove. L'année dernière, un essai version route rallongée, alors cette année retour dans la nature avec le test du parcours vtt en format Trail. Et comment dire. OUiiillllieeeee.
Je me souviens des précédentes années, où cela m'amusait guère de rouler dans les parties grasses des alentours de Schoenenbourg, car le sol a tendance à devenir une vraie éponge bien collante de boue. Bien la cette année c'est pareil voir même pire au vue des conditions météo, car non seulement le terrain s'était une vrai épreuve de force, mais en plus il a plût tout le temps. Note pour plus tard :  investir dans une bonne veste étanche, si cela existe !
Tant que l'on est resté en bas du Pfaffenschlick, le terrain c'était une passoire à canard. Le premier sentier au niveau de Memmelshoffen, je ne l'ai pas vu, j'ai juste glissée dessus sur tout le long et heureusement qu'il y avait des arbres pour m'y accrocher. Vive les renforts des gants odlo....En temps normal, sur mon vtt j'aurais détesté ce parcours, car je me serais mangé un arbre dans la première descente, mais en version trail, cela devient fort ludique. Je regrette juste de ne pas avoir mis mes chaussures en goretex, cela m'aurait éviter des splash splash dès le début du parcours.
Devant moi j'ai JC qui m'ouvre la voie :
"Fait des grandes foulées = oui mais c'est ce que j'essaie de faire, ramène ta longueur de foulée proportionnellement à ma taille de jambes et on en reparlera..."
"Saute au dessus des flaques, pour travailler ta détente = oui ça c'est possible euuhhh quand elles ne sont pas trop longues les flaques, car je signale que je n'ai pas encore ma super combinaison de futur catwomen de nageuse en eau froide...
"Penche toi en avant, fais des pointes = oui et après on danse aussi ???"
"Cherche plus devant,  = tiens j'ai l'impression d'entendre les copains à la piscine...." bref que de bons conseils, mais difficile à mettre en pratique. Ouf je suis sauvée, JC va me laisser un peu tranquille, voila t il pas qu'il a dégainer sa bombe de peinture pour refaire des balisages au sol pour les vttistes.Bon très bien, il est tout heureux et cela l'occupe. Au moins durant ce temps là, il ne remarque pas à quel point je cours mal...

samedi 17 mars 2012

Equipée de la rose 2012, reco run&bike

Mon prochain objectif  : l'équipée de la rose, à trois maintenant. On oublie bip bip et coyote, voici un nouveau trio  : le bon, la brute et le truand avec le renfort de lolo comme troisième équipier. Je ne pense pas avoir à préciser qui est la brute...
Après analyse du programme de la course, et le difficile choix des répartitions des équipiers par course, on tombe d'accord sur le fait que nous ferons avec jok, la partie du run&bike. Je crois que nous sommes plus des débutants dans la matière...
En ce beau samedi ensoleillé direction donc les vignes alsaciennes à Rosheim pour un rapide repérage du parcours. On en profite pour aérer les petits en vtt, cela leur fera que du bien. Par contre impossible pour nous de se mettre en condition de course, tant pis ce sera donc juste une prise de connaissance du terrain, on planifiera les relais au pifomêtre la semaine prochaine lors de la course, une première aussi pour nous. Et je déteste l'improvisation....mais bon pas le choix n'ayant pas des semaines à 8 jours, il faut bien faire avec.
Alors ce parcours comment s'annonce t il ? Na euhhhh tout a fait stratégique comme parcours, le genre de circuit qu'il veut mieux préparer pour gagner un maxi de temps. Des vrais montagnes russes, ça monte et ça descend et ça relance sans cesse...on se rapproche à grand pas des parcours à difficultés qu'on affectionne tant. Il manque le charme de la forêt le long des parcours, et les vignes n'ont pas encore bourgeonnés.
Je cherche les roses en vain. Pas vu ! Mais comment l'organisation va faire pour nous lancer des fleurs alors....

En attendant, révisons nos classiques et un peu de culture...
Odes ", I, 17 - Ronsard
Mignonne, allons voir si la rose, Qui ce matin avait déclose, Sa robe de pourpre au soleil, A point perdu cette vesprée, Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au votre pareil.Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,Las, las ses beautés laissé choir ! O vraiment marâtre Nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure, Que du matin jusques au soir ! Donc, si vous me croyez, mignonne,Tandis que vôtre âge fleuronne, En sa plus verte nouveauté,Cueillez, cueillez votre jeunesse, Comme à cette fleur, la vieillesse, Fera ternir votre beauté.
= Retranscription en français moderne : profite de la vie quoi !!!

http://connect.garmin.com/activity/158630929

dimanche 11 mars 2012

Ca bucheronne sec

Retour en forêt verte alsacienne, pour une sortie haut en couleur et en forme du côté des 7 Fontaines.
3 amis sont de la partis aujourd'hui : dany, jc et lolo. Départ Memmelshoffen pour 17km de nature.
http://connect.garmin.com/dashboard?cid=718864
http://www.openrunner.com/index.php?id=1502436

Départ tranquille, direction les 7 Fontaines avec le rectangle bleu en passant par la Wintzenmühle. Successions de montées raides pour arriver au Pffaffenschlick, petite variante de couleur, du bleu on passe au rectangle jaune pour terminer de monter jusqu'au Soultzerkopf. JC nous y abandonne pour un retour rapide au boulot, super fin d'après midi de samedi pour lui....On change de forme pour reprendre le rond bleu direction Mariennbronn pour retomber sur nos pas au pied des 7 Fontaines. Les premières biquettes sont de sorties dans les près. Désolées les filles de vous bousculer dans votre promenade, on ne fait que passer.
Haut les mains, haut les couleurs, les tuniques oranges armées de leurs Sthils sont de sortie aussi. Sos, on est cerné, y'en a partout et cela taille sec. C'est bientôt le printemps et voila t il pas que ça bourgeonne grave de bûcherons dans la forêt et c'est un vrai désastre poétique pour moi. Il y a peut être une logique d'écosystème forestier la dedans, mais en tout cas pour moi, c'est un véritable massacre à la tronçonneuse. Adieu mon sympathique sentier qui menait aux 7 Fontaines en serpentant entre les arbres. Bonjour les gros chemins, y'a un rallye pour quad qui est prévu dans le coin ou quoi ? Le seul point positif que je vois c'est l'entrée de la lumière à travers les arbres. Forcément quand on abat un coteau en entier, c'est un gain énorme de luminosité au fond de la vallée. Bon avec toute cette luminosité on va peut être retrouver notre pelle qu'on avait oublié l'année dernière lors de notre journée d'entretien avec le club vosgien !

samedi 10 mars 2012

Challenge cup Run&bike


Tous les résultats sur le site de la ligue d'Alsace de Triathlon : http://www.ligue-alsace-triathlon.org/?p=2036
Heureux nous terminons second dans notre catégorie mixte. 60 équipes en tout et seuls trois finalistes pour le podium. Que se soit en sport, comme dans la vie de tous les jours, la régularité paie. Faire un coup d'éclat un jour ne suffit pas. Donc même quand on a jamais terminé sur un podium tout au long de cette saison, on peut accéder à un titre comme c'est le cas des 3ème dans notre catégorie, et ça c'est aussi bien et valorisant...
Mais pourquoi seulement 3 équipes prétendantes au podium ? Moi je pense avoir un élément de réponse, vous croyez vraiment que c'est facile pour une nenette de trouver quelqu'un pour faire une saison entière de un&bike, avec les différences qu 'il peut y avoir que ce soit au niveau du mental, que du physique...combien de regards j'ai personnellement du affronter et qui m'on dit non....
Allez hop, pour une course, mr veut bien se sacrifier mais faut quand même pas trop en demander...
Et puis comme toute épreuve d'équipe, il faut survivre à une course. Que l'on soit un mulet, ou un étalon.

mardi 6 mars 2012

Run&bike de la pommeraie 2012

http://connect.garmin.com/activity/154777336
Résultats sans chrono, faut quand même le faire sur : http://www.triathlondecolmar.fr/bike-and-run

Derniers tours de piste de la saison pour cette premier challenge cup de run&bike. Aujourd'hui, on voudrait juste bien terminer et pourquoi pas remonter sur une marche. On se sentait en confiance, on a arborait de belles tenues de dimanche : chemise blanche, pantalon noir à pince, sourires pincé aux lèvres...


Des pommes, des poires et des scoubidoubidou, ahhhaaa
L'organisation avait fait passé le mot, tous les grands favoris étaient là, mais aussi les autres... Dans notre catégorie, une pression en moins puisque le Teamsego n'est pas présent. Ils ne courent donc pas après le challenge comme notre équipe de Sarreguemines ou nous. D'autres outsiders pour le challenge, non pas vraiment, en tout cas les deux premières places sont attribuées, va savoir maintenant dans quel ordre. J'en ai une petite idée, vue la suprématie de nos collègues du 57 sur les deux dernières épreuves, mais on ne sait jamais ce qui peux arriver, alors redistribuons les panier et c'est partiepour la cueillette.
Pomme, pomme, pomme......

Pomme de discorde, pomme d'amour....
Après une semaine de beaux temps, hourra le sol s'est quand même endurci. Le vtt avance bien mieux et avec plus de facilité que lors de la reco. C'est marrant mais sur un parcours équivalent avec cette difficulté en moins c'est presque 50% de différence en terme de calorie, que je retransfert sous bonus énergétique...Conditions météo presque idéal, dommage que le soleil n'aura qu'illuminé le final de la remise du podium, enfin pour tous les gens qui n'auront pas mourus de faim avant....Car pour manger de la tarte flambée, il fallait attendre longtemps, longtemps, très longtemps, c'est une épreuve à faire de préférence en relais par équipes de trois minimum...soit 45minutes, chrono en main.
Mais au TAC, ils sont malins, car c'est à croire que cela à été mis en place pour ventiler au mieux les aspirants "je cherche une petite place sur un banc pour m' asseoir". Leçon du jour, manger des knacks, c'est direct et le temps de chercher une place, vous avez fini, allez au suivant, Next !
Autre point négatif, les plaques, ils rivalisent d'originalité avec la Wantz'. Mais je ne comprends pas, on paie pourtant à peu de choses près les mêmes frais d'inscriptions et c'est sûrement pas dans la magnifique casquette blanche, que le bénef est y passé.
N'en rajoutons pas les pommes sont cuites.

Croquons la pomme
La course enfin, tout s'est enchaîné très vite. Départ propre avec mon coyote qui arrive avec le gros du peloton. Le terrain est plutôt propice aux dépassements, pas trop de frayeur au premier passage même si j'ai vu le petit ravin de près au départ, embrassé les vignes de près dans les virages, et tailler quelques shorts à la gente masculine au détours des zig zag entre les arbres. Premier point de contrôle, je suis en avance, et j'attends avec mon ami lolo qui m'a précédé nos coéquipiers à vélo. Match nul pour l'instant. Aujourd'hui avec mon coyote nous jouons sur plusieurs front, essayer de nous maintenir au plus prêt du podium mixte et tenir tête à nos amis les mâles. Deuxième tour, on perd peu à peu du terrain sur eux et ce sera sur le dernier tour que tout va se jouer pour nous.
Ils ne restent plus qu'à ramasser les pommes.

Pomme de reinette et pomme d'api, tapis, tapis rouge...mise au tapis !
C'est pour ma pomme les raisins de la colère...et après tout j'ai bien le droit de ne pas être contente. Voir défiler devant soit 3 équipes mixtes sur les derniers 600m, whaouhhhh...Le bouquet final, se faire coiffer sur la ligne d'arrivée par un wagon mixte qu'on n'a même pas vu venir. Alors oui pas contente, en plus pas contente qu'on ne m'est pas signalé plus tôt du danger qui rodait. Alors là oui j'aurais tout donné pour arriver avant. Mais pousser un sprint contre un homme qui avait démarré avant moi, c'était perdue d'avance. Une arrivée avec des virages, cela s'anticipe, et c'est pas au coureur de le faire mais au vélo qui est juste la en support moral. Alors oui, la faille était la, on aurait du faire un relais de plus, mais bip bip et coyote ont encore bien des choses à apprendre. Il faut se casser les pattes sur des lignes d'arrivées pour en retirer bien des leçons.
Et que le ciel me tombe sur la tête, tant pis, je suis dépitée aujourd'hui, comme une vulgaire pomme...de terre !

Les pommes reines...et net
Moi par rapport à cette dernière édition, je dis un grand bravo aux équipes mixtes dont on ne parle pratiquement jamais dans les résumés. Cétait vraiment un niveau très élévé qu'on avait et une belle bataille avec un suspens qui a duré jusqu'à la fin du dernier tour. Je trouve que nous nous débrouillons bien mieux que la pluspart des équipes masculines, surtout au vue du classement scratch du jour.
Par ici la belle tarte aux pomme !

dimanche 26 février 2012

Reco run&bike de la pommeraie

Dernière aventure de la saison run&bike et on se dirige maintenant vers le Haut Rhin, pour revoir ce que donne ce parcours de la Pommeraie de dimanche prochain. Une reco, y'en aura qu'une, alors il faut mettre les bouchées double et veiller à ce que tout colle bien. Et effectivement tout a bien collé, mais pas comme il fallait. Oui les pneus du vtt sont bien restés collés dans le sol. On est bien loin de la boue de la semaine dernière à la Wantzenau, mais ici c'est une variante toute aussi physique que l'on a. Le vélo est comme happé par le sol. Je bourrine comme une malade entres les pommiers pour essayer de devancer au maximum mon coyote. Mais la mèche du bip bip a bien du mal à flotter dans l'air. Rien n'y fait, je n'arrive pas à avancer en vtt. C'est un soulagement de courir et de se débarrasser du vtt. Difficile dans de telles conditions de planifier une stratégie d'attaque pour dimanche prochain.

 
Le parcours : http://connect.garmin.com/activity/152835004

vendredi 24 février 2012

Soif de découverte

Petite sortie nature après une semaine de taf, au programme de l'air frais, du vert, du humus, l'odeur du pin, la douceur du sol tapissé d'épine, enfin tout cela c'est de la théorique, car en faite, aujourd'hui on se croirait dans un paysage des Carpates. Le sommet des vosges et la brume ne font qu'un. C'est comme dans Jacques et le Haricot Magique, il suffit de grimper sur un arbre, de traverser les nuages, et on atterrit dans le ciel. Allez attrapons la branche magique et c'est partie pour l'aventure.

Pour monter, cool, je prends le triangle bleu comme pour la montée du winstersberg, histoire de prendre la température. Mauvaise idée ! Cette longue montée qui file au fin fond de la vallée du Lichteneck est encore toute gelée. Des plaques de glaces recouvrent tout le chemin de long en large. Ici le soleil n'a pas encore réussi à percer depuis fort longtemps. Bon pas le choix c'est parti pour une séance d'Holiday on Ice, mais à pas de velours, ce serait bête de tomber maintenant.
Arrivé au chalet de club vosgien, tout devient encore plus sombre et encore plus vaporeux. Question timing, j'ai peur de ne plus rien voir du tout si je continue à rester sur le wintersberg. Tant pis, oublions les km à faire dans le plan d'entraînement et je décide de redescendre par acquis de conscience. Devenant une grande exploratrice de la carte, j'avais repérée un chemin large pour descendre en toute sécurité. J'avais juste oublié une chose, ma carte date de quelques années, et entre temps, les balisages ont bien changés. Des ronds, des cercles, des croix, du bleu, du rouge, bref j'ai beau regarder sur la carte, je ne trouve pas mon cercle rouge, mais la croix jaune me tend les bras pour redescendre. Et je me laisse séduire par son appel.
Descente tranquille à travers les bois le long d'un tout petit sentier de bouquetin. C'est bizarre, j'ai l'impression de suivre la route mais en hauteur. Comme l'animal à l'affût qui guète sa proie, je suis le chemin, qui monte et qui descend le long du ravin. J'adore ce genre de Single, on le croirait secret, tellement il se faufile à travers le paysages. Jeux d'ombres et de lumières, pierres et devers. Au bout enfin, je retombe sur un balisage qui ne m'est pas inconnus. Ce sont les circulaires bleu et verte de l'air des châtaigners. Mais me voilà bien aidé. A chaque fois, que j'emprétais l'un ou l'autre, je me trompais forcement pour me retrouver au final là où je m'y attendais pas. Et je ne parle même pas des variantes avec les chemins Bis pour prendre les Directs. Et cela n'a pas loupé. Au vue du peu de luminosité, je me trompe forcément.
Grrrrrrr prochain programme pour la sortie trail, tracer moi-même sur une carte en faisant chaque boucle, les différents parcours de couleurs. Au moins j'apprendrais aussi à connaître la forêt dans ses moindres recoins.

Par curiosité, à la maison, je me suis amusé à vérifier mon parcours pour voir où ce situait cette descente  croix jaune, qui à mon sens n'existait pas. La je reconnais les limites du logiciel d'exploitation de garmin, qui ne prend pas en compte les fonds de carte IGN. Après quelques recherches, mon choix se dirige naturellement sur Openrunner, où l'on peut charger en plus directement le parcours.
Pratique, rapide, clair, et simple d'utilisation avec surtout les fond de cartes IGN. Le top pour se repérer. Ouf je suis rassurée, c'est bien un tout nouveau sentier que j'ai pris....


http://connect.garmin.com/activity/152175335
http://www.openrunner.com/
Celtic -col de la liese-retour heidenkopf , Trail, 13.713km, Dénivelé 653m

dimanche 19 février 2012

Run&bike de la Wantzenau 2012 version boue...

les photos à suivre


Je  veux un mot en quatre lettre, formée d'un mélange plus ou moins consistant de terre, sable, matière organique, d'eau, aggravé par de multiples passages de petits jambes et de roues de vélo ?????
Et je dis que le vainqueur du jour est la boue. Mais pas un peu de boue, beaucoup, passionnément, énormément...de boue.
Alors les chronos et les belles performances on oublie. Adieu les doux rêves de podium, adieux les belles stratégies et nos théories toutes faites. Vive l'improvisation avec le stress qui va avec. En route pour Bip Bip et coyote vers une nouvelle épreuve....


C'est à quatre que nous nous rendons aujourd'hui à la wantzenau, co-voiturage oblige, avec notre grande équipe concurrente mais néanmoins ami de Lolo et JC. Les plaisanteries vont bon train dans la voiture. Je reste plutôt silencieuse en cette belle matinée bien grise. Je garde à l'esprit certaines craintes et la plus grande étant la perte du vélo puisque l'année dernière sur cette même épreuve mon coéquipier de coyote qui faisait alors équipe avec lolo avaient abandonnés sur perte du vélo.

Formalités de départ
Recherche de dossards, et découverte du pack cadeau. Alors cette année, à quoi a-t-on droit ? Ahahahhha surprise, un bandeau multi taches et un beau bonnet bleu. Ahhhaahhaa, mais cela ne va pas du tout,  c'est pas du tout assortie à l'écharpe noir de l'année dernière. On ne peut mélanger du bleu roi avec du noir, en plus les marquages ne sont pas du même magenta. Houlallla, la honte, le new look cette année pas terrible, car le secret c'est de venir toujours avec le cadeau de l'année précédente pour voir les "heureux" mariage que cela donne. Ou de divorce comme c'est le cas cette année. On commence déjà le troc, je te refile le bonnet, tu me donnes le bandeau...ah la mode, c'est quelque chose.
Idem que l'année dernière, les plaques !!!!!! Non c'est pas possible ils ont refait le coup du truc découpé par la classe de maternelle de la citée qui a du récupérer dans une décharge des chutes. Alors là, non messieurs de la wantzenau ces plaques sont indignes pour un club comme le vôtre. Autre tour rapide de l'enveloppe, non rien, à part l'espoir....
Petit tour de chauffe, ça y est je perds déjà mon coyote, il faut qu'il aille regarder les vélos, allons bon ! Le temps de le retrouver, le briefing a déjà commencé mais il faut que je retourne à la voiture.....
....Le Stress de la course....

...donc pas pu écouter le speaker du départ (Mea culpa...) faute d'un rendez vous fight club entre moi, ma veste et ma tirette. J'arrive haut la main alors que les coureurs se placent déjà sur la ligne de départ. Je cherche désespérément mon coyote pour lui signaler mon changement de couleur de veste, un petit détail très anodin mais qui pourrait quand même avoir son importance : je le vois déjà courir derrière une autre belette à pied sur un faux semblant de veste, ce serait dommage pour l'équipe...

On repère quand même rapidement ensemble l'emplacement pour qu'on se cale pour le départ et zou les voila déjà partis. Le stress augmente, je papote avec les copains pour tuer le temps et là on m'explique gentiment que je suis mal rangée. Ahhhhhhhhaaa quoi y'a deux couloirs ? Et je suis dans le mauvais ! Va expliquer à un commissaire de course, que si je change de place, mon coyote jamais il me retrouvera. Je suis trop petite, il n'aura pas l'idée de me chercher de l'autre côté. Mais c'est sans oublier que je crie très facilement et fort. Je le vois arriver au loin, je crie, une fois, deux fois, trois fois, adjugée, vendue...Yes, il m'a entendu, on peut passer l'arche. Start.

La course
Jo n'ayant pas pris un départ trop brutal, on se retrouve dans le gros du peloton pour démarrer. Mais quelle galère en vélo. Sur 200 mètres, j'ai essayé d'esquiver les coureurs et les flaques mais c'est peine perdue. Garder une même trajectoire de côté et avancer, c'est ça le secret. Mais comme foncer dans les gens c'est pas mon truc, je donne de la voie pour signaler mon passage. Mais un train peut toujours en cacher un autre. Dans mon sillage, j'ouvre la voie à mon lolo qui me tanne de près en vélo. La course est lancée entre nos deux équipes. Avantage pour eux, puisque lolo a beaucoup plus de punch en vélo, mais très vite je reprends la main car nos relais sont plus longs.
Je pose le vélo un peu avant la première traversée de champs et commence à m'aventurer dans l'herbe. Premier passage et déjà les choses sont délicates mais bon, le rythme reste encore correcte, on ne s'enfonce pas encore de trop. Je pensais avoir affronté le plus gros à ce moment la. Arrivée au chevaux, on a l'impression de s'envoler sur le bitume. Mais c'est le calme avant la tempête. Je vois la forêt au loin et j'étais loin de m'imaginer déjà de  l'état du sol. Je passe en courant le premier point de relais et la grosse angoisse, coyote ne m'a toujours pas rattrapé en vélo. Je décide de continuer de courir, mais il n'arrive toujours pas. A ce moment là je vois lolo qui me dépasse et lui demande où est joel. Lui non plus, ne l'a pas vu.  Je crois qu'à ce moment là, à ce même endroit, il y a un an en arrière, je voyais aussi pour la dernière fois lolo avant qu'il abandonne... sur perte du vélo !!!!!!
Les pulsations du coeurs s'accélèrent, je n'ose pas imaginer à quelle sauce, je cuisinerais le vélo s'il fallait que je lui fasse manger par petites pièces à mon coyote. Les quelques mètres que je fais à ce moment là à pied me paraissent une éternité. Devant moi je vois aussi passer une autre concurrente mixte. En la voyant, j'avais compris à ce moment là  qu'on venait aussi de perdre une place sur notre classement.
Alléluia, il arrive enfin. Dans une bike&run c'est comme une apparition divine, le relais de son coéquipier. On l'attend, on l'espère, on le guette, surtout dans le cas de stratégie de relais long. Il me pose le vélo, du mauvais côté du chemin, je ne dirais rien...Après cette douce promenade à pied, je retrouve donc mon vélo pour affronter le premier passage dans la forêt. Affronter est bien le terme. Je me débat comme une hyène dans la brousse, j'avance à peine sur le vélo, ça patine dans tous les sens, mais ça passe encore. Pas un seul moment de récup finalement sur le vélo, je perds pas mal de temps d'ailleurs sur mon avance à vélo. On se refait un petit relais avant le contrôle, et c'est reparti mais pour une portion enfin plus roulante. Finalement le passage sur le petit pont c'est de la rigolade aujourd'hui. Sur la partie goudronnée je reprends l'avantage sur JC et j'arrive à quelques secondes près la première au second point de contrôle. On attend nos bikers et on repart joyeusement tout les quatre sur la fin de cette première partie.

Le déclin
Deuxième et dernière boucle. Maintenant il s'agit de rentrer au plus vite au bercail. C'est sur cette seconde boucle que chacun va devoir puiser dans ses réserves. Encore faut il en avoir ! Moralement je suis bien plus forte qu'au premier tour, j'ai vainqu la malédiction de la perte du vélo, faut voir maintenant ce que le terrain va donner. Et là j'avouerais qu'il a été généreux. Tu veux une louche ou deux de boue ? Et bien tu en auras 4. La traversée du champs est un pur moment de bonheur pour le crosseur. Heureusement que j'avais déjà pris mes marques en la matière, car sinon, j'aurais bien grincer des dents. Ce que je trouve d'ailleurs amusant à ce moment là, c'est de voir avec quelle dextérité je m'élance dans ce tourbier, moi qui fait milles détours en temps normale pour pas me salir...
Et comment mon corps peut faire une totale abnégation face à des chaussures complétement crottées et trempées.
Mais ce n'était que le commencement. Je craignais de plus en plus la récup du vélo pour la partie de la forêt. Et je ne m'étais pas trompée. Comme expliquer cette scène, alors que dans ma tête elle est si bien figée. Je récupère le vélo, je vois coyote qui détalle en courant et moi coincée sur le vélo dans la boue.
Petit plateau, euhhh mauvaise idée, petit pignon et essayer d'avancer. Euhhh ça marche pas. En fait, tout le monde avance, sauf toi sur le vélo. C'est comme une scène au ralenti, Steve Austin, l'homme qui valait 3 milliards, le seul gars qui va au ralenti pour feindre la prise de vitesse. Bien c'est toi, tu es sur le vélo, presque en équilibre dans la boue d'ailleurs tellement y'en a, et les gars passent plus vite à pied à côté de toi....
Stop on arrête le magnéto, mon équipier est devant moi et je n'arrive pas à  le rattraper. Pas bon ça. On va inverser les rôles. C'est kiki le Quid du vtt et des passages en force ? C'est kiki est sensé être le plus fort en vtt ? Je donne de la voix, mais coyotte n'entend pas. Je continue de l'appeler et enfin un autre concurrent lui explique la situation. Merci mr ! Joel reprend donc les reines du vélo et je l'abandonne à son triste sort dans la forêt.
Après je ne sais pas très bien comment il s'en est sorti mais en tout cas, il y aurait eu combat de motte de boue entre lolo et jojo....ahhh les gamins !!!. Lolo a été touché mais c'est jojo qui a laissé le plus de plume dans l'histoire. En tout cas, on aura perdu beaucoup de temps dans cette partie de gadoue. Toute l'avance qu'on aura eu jusqu'à présent, on l'a perdu peu à peu, car on n'arrivait pas à remonter sur le temps de vélo. Progressivement on a retrouvé d'autres copains qui étaient plus loin derrière mais qui ont eux repris du terrain. Merci pour leur soutien et grâce à l'expérience accumulé de cap, j'arrive à tenir le rythme.
Pas facile cette année ce run&bike. Finalement on termine pas trop mal dans le classement. La note de la fin sera un petit proverbe français qui dit "Il faut aimer la nature et les hommes malgré la boue".


Petit bémol pour les organisateurs : arrêter de vouloir entasser tous les participants dans le mini hall d'entrée, c'est franchement très désagréable de manger une fesse sur un banc, et le reste contre une personne debout !


-ERRATUM-
1er mars : Ouf je suis rassurée après deux semaines de doutes, nous retrouvons notre troisième place en mixte. Je me disais bien, que je n'avais pas vue 4 équipes mixtes devant nous. La gentille dame qui se promenait avec son panier de course est retournée faire ses emplettes sur le sprint.


Vidéo:
Pour remember, Run&bike de la Wantzenau 2011 :
http://www.youtube.com/watch?v=Hc1-S3JLhSM

lundi 13 février 2012

Le froid persiste et signe, avec le vent

Le froid persiste et signe, avec le vent....d'un z qui veut dire zélée comme un zèbre, toute de noire revêtue dans un paysage blanc,  tout en contraste avec la météo, et le soleil. Les derniers we se suivent, et se ressemblent point de vue météo. Ohhh toi grand soleil, mais pourquoi ne réchauffes tu pas un peu cette atmosphère ? Non en fait, il faudrait juste que le vent disparaisse et ce serait déjà une manche de gagner.

Samedi
Dernière reco pour notre challenge run&bike à la wantzenau. Zut on avait oublié de gérer le contrôle au passage de la ligne de départ, c'est chose faite. Je pensais qu'il y avait du vent semaine dernière mais ce n'est rien en comparaison à ce qui nous attendait samedi après midi. Le vélo, lui ne voulait pas avancer. J'aurais pris un char à voile j'aurais tout gagné, et au moins je serais arrivée au point de relais qu'on s'était fixé. Mais non, on se la joue grand seigneur, on prend un vélo, pour lutter dessus comme Ben Hur dans l'arène. Alors j'ai beau tirer sur le guidon, les jambes ont beaucoup de mal à tourner.

Même sensations à pied, on oublie le froid. D'ailleurs on ne le ressent même plus, on est juste agacé par la superposition de tirettes, ehhh pas bien pour une course, à moins de vouloir se faire un rasage de près au niveau de la gorge....enfin je dis çà pour les "grands" poilus....moi cela ne me concerne pas, mais ouvrir une tirette avec une double superposition de gants c'est déjà une épreuve en soi.
Le terrain étant toujours gelé, je sors les glycerines pour courir, je ne risque de toute façon pas de m'enfoncer dans la boue. Je pensais qu'en allégeant les pieds, cela permettrait aux jambes de s'assouplir !!! Mais non rien à faire, le froid est quand même là et même si on met des bons vêtements techniques, le corps a quand même ses limites.  A moins de se frictionner les jambes avec du Cajoline et d'avoir le petit ours qui viennent vous masser les jambes, histoires qu'elles soient moins raides, non y'a rien à faire. J'arrive pas à avancer en courant, en plus avec le vent, comment dire....euhhh ben un tour suffira aujourd'hui ! La vrai course c'est la semaine prochaine.

Dimanche
-14° : froid toujours là, soleil aussi et il me manquait le dernier : le vent. Bon j'ai fait mon petit pèlerinage bien à l'abri du vent semaine dernière au Soultzerkopf, essayons donc cette semaine de rallonger un peu. On remet tout l'attirail anti-froid, le bonnet noir Sport, c'est marqué dessus à défaut de pouvoir le constater sur la performance du jour. J'avais juste oublié qu'il avait reneigé un petit coup vendredi et cela à suffit à blanchir mon parcours de toute part. Pas vraiment gênant sur toute la partie montante, mais rythme très ralenti en descente.
Cette semaine, par contre, le sol est jonché de traces de toutes parts. Les vrais amoureux de la nature ont bien compris qu'il faudrait faire avec les caprices de la météo.
Les vttistes ressortent, les marcheurs reprennent la route, des J'nes vivent leurs premiers campings semi-sauvages, les 4 x 4 se promènent dans la forêt, d'autres traileurs ressortent aussi le bout du nez, les écureuils recommencent leurs pirouettes, et on entend même quelques oiseaux chanter au soleil. Est ce que le redoux frapperait enfin à la porte ?
http://connect.garmin.com/activity/148974009


Dans l'esprit "jeune, sauvage et libre", il est juste dommage de comprendre les paroles que je ne cautionnes absolument pas, je garderais juste à l'esprit de ce WE, le titre...
http://www.jukebo.fr/snoop-dogg/clip,young-wild-free-ft-wiz-khalifa-bruno-mars,qz5rk3.html

dimanche 5 février 2012

Première sortie trail de l'année, tout givré avec un tapis blanc

Première petite sortie trail de l'année. Il va bien falloir que je m'y remette doucement, les premiers grands rendez vous approchent à grands pas, et j'aimerais cette année aborder la mac 6 avec une bonne préparation et ne pas rester sur ma déconfiture de 2011.

Dire que ce WE y'avais des recos en veux tu en voilà des différents trails, et plus les températures chutent, plus les annulations tombent.

Pourtant je ne suis pas morte gelée hier sur le vélo, c'est donc que tout va bien pour courir. Ce matin grasse mat, 8h, inspection de l'air frais dehors, numm ah oui quand même -14 encore. Bon, tout va bien quoi. Le soleil brille, que demandez de plus.
Une fois, bien habillée, cela va aller pour courir, autant la pluie je peux comprendre que ça rebute mais le froid, euhhh non. Surtout qu'en courant en forêt en plus, c'est quand même un des sports où l'on chauffe le plus et de partout. Donc quand les pieds et les mains ont chaud, tout le reste c'est bon.

Allez zou, objectif aujourd'hui ? Non pas d'objectif, sinon j'aurais fait le cross cet AM à Neubourg, mais justement, je ne voulais pas me fixer un horaire, un timing, un déplacement, une prépa, aujourd'hui c'est 0 stress. Et c'est ça aussi le côté pratique de la course à pied. Ne pas avoir de contrainte, juste courir pour le plaisir avec une envie de parcours et c'est tout.
Personne avec qui courir, aucun rythme à tenir, juste moi et mon sony à fond les ballons, des ballons rouges remplis d'étincelles, qui remplissent le bleu du ciel....trallalllalaa. Et autant dire qu'aujourd'hui je ne risque pas de croiser grand monde.
Programme du jour, simple, se garer au resto au liebrauenthal et monter jusqu'au Soultzerkopf par le rectangle jaune. Une bonne montée, et pour revenir, tranquille et prudemment on redescend par le chemin des carrières. J'emmène une petite bouteille d'eau mais j'ai bien trop peur qu'elle fuit et la laisse bien au chaud au fond de la poche. De toute façon il fait tellement froid, que la soif n'est pas là.
Je suis très surprise par la quantité de neige que je trouve sur mon parcours. Entre les plaques de glaces et les différents obstacles de dame nature, le parcours devient même très ludique. C'est amusant de faire les premières traces dans ce tapis tout blanc que personne n'a osé encore braver. Je ne suis pas à Hollywood Street Boulevard, mais pourtant ce sentiment doit être un peu le même, quand on laisse ses traces sur le sol, comme souvenir de notre passage sur la terre. Moi aussi je suis le temps d'une matinée, une aventurière qui foule pour la première fois, un sol vierge de tout passage humain. Je suis la First Lady... et les étoiles moi je les aient dans mon coeur.

Le soleil je veux le décrocher tout la haut au soultzerkopf. C'est comme un pèlerinage qui ressemble plus à une exploration polaire digne de Nicolas Vanier. Quel sentiment étrange de se retrouver seule dans la nature toute blanche. Chaque chemin est une redécouverte pour le corps et l’esprit. Les sentiers se dévoilent au fur à mesure de ma progression dans la végétation toute blanche, inerte et transit par le froid.
De nombreux branchages craquellent lors de mon passage. Le soleil matinal est bien bas dans le ciel, on joue à cache cache, un jeu immense d’ombres et de lumières se dessine tout autour de moi. Au détour de certains arbres, je dois rester bien vigilante à ne pas m’égarer de ma route. Je connaissais des paysages verts comme des émeraudes, et maintenant je foule des terres laiteuses et givrées.

Et une fois le but atteint, on est bêtement et simplement heureux de redescendre. Au détour d'un chemin, je me trompe de sentier, et c'est partie pour un petit coup d'improvisation et d'adrénaline. Au loin j'aperçois une biche qui me montre à sa manière, la façon la plus rapide pour regagner le bon parcours. Allez hop, je ne suis pas à mon niveau de forme optimale, mais j'essaie tant bien que mal de remonter ce petit flan de colline pour rejoindre mon chemin, mais c'est à pied que je terminerais sur cette bosse. Zut ! Alors que la biche frétillant de la queue saute déjà gaiement de l'autre côté de la butte. Ahhh oui mais j'avais un lacet d'ouvert et pas elle, forcement, elle n'a pas besoin de s'arrêter pour faire un double noeud !

Reco run&bike de la wantzenau en Sibérie

Parcours en intégralité dans le froid sibérien....
On aura eu la marée haute, les coupes, la boue et maintenant le froid sibérien. Il ne nous reste plus que la neige à tester la semaine prochaine et on devrait être paré pour pouvoir affronter notre 3ème manche de run&bike dans toutes les conditions possibles.
Les données changes mais les cartes restent les même. Pas évident de jouer avec le vent, surtout à vélo, surtout quand il s'agit de se retrouver synchro au point de contrôle.
Arrivés sur place, je m'enveloppe d'une triple couche de vêtement, fin - enfin plus beaucoup, bien grosse oui, prête à affronter le vent. Il me faudra bien ça, surtout au départ, où le vent souffle à fond. Youhouuuu, heureusement je me suis alourdie, je me cramponne à mon vtt pour flirter au plus prêt des plaques de glaces. Mais sensations très bizarres, voire même impalpables. Je traîne des pieds, j'ai l'impression d'être au ralentie, mes pas sont lourds comme un ours polaire noire, je ne sens rien rentrer en moi. Je cherche l'air mais rien ne filtre. C'est pas une combinaison anti froid que j'ai mise, mais une barrière à rendement. J'ai l'impression que la sangle de mon casque se serre progressivement sur ma gorge, pour m'étrangler à petit feu...Pas facile de trouver le bon réglage entre le bandeau, les tirettes 1 et 2, le casque, le bluff, le tuyau du camel, surtout quand on a les doigts de Tinky-Winky...
Par contre, encore une fois, j'apprécie tout le confort que m'apporte le camelbak women's racebak, pas de problème du gel, la chaleur de mon corps régule sans soucie la température de la poche à eau contrairement à coyotte qui joue avec son mister frize de bidon.
Le terrain plus que sec, gelé par endroit, aucune nécessité de s'embêter avec des chaussures de trail d'ailleurs si ces conditions perdurent. Pas un grain de poussière sur moi, je suis partie avec des chaussures sales et je reviens plus propre qu'au départ. J'avais peur d'enchaîner avec la seconde boucle, mais finalement je m'habitue à mon nouveau corps gonflé de vêtement et arrive progressivement à dérouler les foulées. Mais encore une fois, je sens bien que je suis loin de mon rythme de croisière habituel. Essayer une fois de nager avec un gilet de sauvetage, voilà l'image que j'ai en tête, je suis parée pour lutter contre le froid certes, mais avec une chaleur qui se comsume à l'intérieure.
Mais bon c'est pas le moment d'attraper un coup de froid, donc moi et ma chaleur avec ma combinaison de Télétubbies ont termine tant bien que mal cette première répétition et pour la productivité on verra la semaine prochaine et la rentabilité le 19....


à contre emploi de ce temps, un vent de soleil et de jeunesse, et de chaleur : http://www.dailymotion.com/video/xk7qvv_the-wanted-glad-you-came_music