Avec le VTT tout a commencé

Mon blog, une autre façon d'aborder le sport ! L'endurance...la quête !
Tout a commencé par cela : Et pourquoi le VTT serait un sport masculin ? Pas courir après un chrono, d'une vitesse moyenne mais rester le plus possible sur ma LDY'selle...
(merci les Italiens, ils savent vraiment parler aux femmes ! ). Manger au ravito, boire un coup et tailler un bout de discut , ou si jamais une personne ose, car c'est rare, parler aux vttistes présents qui me dévisagent bien souvent comme une E.T. surtout quand je roule seule. Dire qu'au début, je pensais qu'aux ravitos les gens cherchaient à parler entre eux ! Que les randos étaient un lieu de rencontres de passionnés qui cherchaient à communiquer ! Et je me suis même inscrite dans un club ! Mais non, le vtt est un sport d'hommes, on ne fait pas causette bêtement ! Et on ne parle pas aux inconnus, disaient nos mères. Je confirme... Mais alors où peut-on rencontrer des gens pour parler de cette même passion qui nous anime ?????... pour rouler ensemble et partager ses émotions ? Mais on parle pas aux femmes ! Allez ouste aux fourneaux !

Et c'est comme cela qu'on ouvre ses horizons vers d'autres pratiques : route, course à pied, trail, run&bike, natation, ski.....et petit à petit moi qui était contre les courses on s'y colle et on rencontre des gens avec qui on peut parler !

dimanche 3 avril 2011

02/04/11 BMR Buhl (DE) - Route 215km

Réveil à l'aube, non même pas c'est encore la nuit à 4h50 !!! direction haguenau, premier relais en co-voiturage avec Dany et direction dans le froid et la pénombre totale  (zut pas emmener de lampe...) Buhl en allemagne où nous attendent le reste de l'équipe, enfin si on peut encore appeler cela une équipe après ce qui c'est passé !Au départ donc dans la joie et la bonne humeur  : Jean MarcW, Dany, MarcS, Laurent, Philippe, Bernard, Gilles.
Je ne sais pas pourquoi, est ce l'heure matinale, le froid, la nuit, le stress qui monte, enfin tout le monde ne rigole pas ce matin. Ambiance un peu tendue, on s'inscrit assez vite, car les allemands, c'est timing, timing et on ne traîne pas, on évite de plaisanter d'ailleurs et on se met en selle. Pas de petit mot d'accueil, de bienvenue, rien, chacun s'affaire avec son vélo et voilà déjà que les premiers se serrent en rang d'oignon pour prendre le départ. J'ai loupé un truc, on fait une course aujourd'hui, une étape du Tour ? Non mais qu'on m'explique, même en allemand, je ferais un effort de compréhension. D'ailleurs on loin je vois déjà les futurs traîtres se profiler, mais j'en parlerais dans un second temps....

Le parcours

A chier ! voila c'est bien résumé, clair, net et direct mais certes un peu grossier mais bon ! Cet excès de vulgarité résumé bien la moyenne que je donne au parcours et à l'organisation qu'il y a autour. A l'heure actuelle où il existe des Gps en veux tu en voilà, des logiciels gratuits sur internet pour tracer des parcours, excusez moi mais me donner une vulgaire feuille, avec des annotations pas précises et avec cela tu te débrouilles pour faire ton parcours, non ! 
Alors l'idée en plus de prendre que des nationales et des grosses départementales, c'est carrément stupide pour un audax qui se revendique de parti du "cyclo" tourisme ! Ehhh monsieur l'organisateur y'a plein de petite route à faible trafic on l'on peut aussi rouler en vélo, je vous assure que ces routes ne sont pas limités aux tracteurs. Et le pompon finale le choix du tracé : Buhl, wissembourg, bitche, brumath, gambsheim, puis retour DE, wuooisss super c'est bien de découvrir les routes allemandes en France, mais c'est plus le même pays messieurs ! On vous ne l'avez pas dit ! Je plaisante mais bon l'attrait de ce BMR était pour moi de parcourir de nouvelles routes que je n'ai pas trop l'occasion de fréquenter et de découvrir de nouveaux paysages, et pas revisiter des classiques à colombages que l'on peut faire chaque WE ! Décidément les audax organisés c'est pas pour moi. 
Dans cette rubrique parcours, pour conclure je vais aussi mélanger le côté "organisation" puisque c'est du même acabit. Enfin organisation est un bien grand mot, puisque dès le départ, nous avons été livrés à nous même, alors je veux bien qu'il y a un ouvreur mais un "fermeur" ce serait pas mal non plus, enfin surtout au départ histoire de faire croire qu'on est quand même encadré par un semblant d'organisateur bienveillant qui vous lance au moins, telle une boule dans un flipper dans la bonne direction. Et après à la limite, on est tous des adultes et Inchala, pédale petit et petite. Mais non rien ! Qu'on me rappelle à quoi sont destinés les frais d'inscription ! Pour l'arrivée, pareil, même plus d'accueil, pourtant nous sommes rentrés bien avant la nuit, juste un simple mot posé sur une table ! Soupppperbe quand on ne se donne pas de mal autant bien maintenir le cap jusqu'à la fin.


vive les martinis !
La scission de l'équipe, la formation du team"groupe pete haut" Martini !

Donc dès le départ, alors que l'angoisse semble toucher une partie de notre équipe, je presse le groupe pour faire la photo de départ. Et déjà je sens comme dirait certain le bouchon...Mais cette fois ci ce sera pas du blanc mais du mousseux qui explose au départ comme une fusée qui prend son envol.
Même pas le temps de fermer la voiture, d'entendre le champs du coq, que voila déjà les premiers partis. Reste sur le carreau laurent avec ses belles chaussettes blanches essayant de rentrer dans ses cales, MarcS, Jean-Marc et Dany. Je rappelle qu'il fait super froid, qu'il y a un brouillard terrible et qu'on est en territoire hostile en pleine nuit. A partir de ce moment là, choix tactique, on place notre confiance en MarcS notre travailleur frontalier maîtrisant un minimum la géographie locale. Malheureusement au bout de 35km, de course poursuite dans le brouillard et le froid, nous décidons que nous sommes perdus. Enfin pas perdus, égarés en tout cas, et certainement pas sur le bon chemin. Qu'importe après tout, de toute façon, personne n'a essayé de nous attendre, ni même de nous appeler pour savoir où nous sommes, nous ferons donc à 5 notre chasse aux trésors des tampons. Et vive l'équipe Martini des "groupe pete haut", et groupetto un jour, groupetto pour toujours....c'était notre slogan pour nous réchauffer. 
J'ai quand même essayé à plusieurs reprises de joindre nos collègues français mais apparemment ils avaient tellement le nez dans le guidon, qu'ils n'ont même pas pu décrocher leurs téléphones. Car eux, étaient devant, et ils "fallaient" pédaler tout le temps. Pas de pause ! Déçue donc au premier contrôle de ne pas les retrouver, mais bon, c'était leur choix de courir après une moyenne. Arrivée à Bitche, je me suis rendue à l'évidence qu'on ne les reverra plus de la journée. Heureusement qu'on avait dit qu'on rouler ensemble !!!! Mais les martinis sont restés soudés et solidaires jusqu'à la fin (quitte à faire des multiples tours de rond point), enfin presque, aux douches près...


j'arrive plus à remettre mes chauss...

Vive la france !

Et je ne veux pas être chauvin, mais durant les premiers 65 km que nous avons roulés en allemagne, nous étions pratiquement tous transis par le froid. D'autres un peu moins que les autres. Moi j'ai perdu mes pieds sur cette première partie, et c'est quand même un comble quand il y a des chaussures de vélo bien chaudes qui dorment à la maison. Mais bon, n'ayant pas une assistance technique pour porter mes vêtements, j'allais pas non plus m'encombrer d'une seconde paire de chaussures sur 215km. Laurent lui a perdu ses mains, ce qui lui a coupé l'usage de la parole durant toute la durée de cette matinée. Je ne parles même pas de toutes les pauses pipis qu'on a faites, et merci j'en demandais pas autant mais bon le froid se fait quand même directement resentir sur la vessie de ces messieurs, et la goûte elle ne tombait pas seulement le long du nez. Notre premier point de tamponage va marquer une réelle transition dans notre jeux de "confort". On se précipite à 5 dans cette minuscule station essence et tournée générale de chocolat milka et café pour tous.
J'enlève mes chaussures pour réchauffer ce qui me reste de pied, heureusement en regardant dehors, derrière les montagnes la france se dessine et le soleil nous attend.

Vive le soleil
Enfin on quitte le brouillard, et on commence à grimper doucement sur les vosges alsaciennes. Sur cette seconde partie de parcours on allons faire défiler le temps et les saisons en moins de 2 heures. Progressivement les températures montent, le moral reprend un coup de booster alors que nous roulons seuls loin derrière un peloton lancé par les teutons partis à la conquête d'un chrono. A un moment on passe devant des nains de jardins, tiens une dernière pensée pour Benes, Philou et Gilou. Nous de notre côté, nous prenons le temps de vivre et de faire la mécanique des différents vélos aux bruits désagréables. Au fur et à mesure nous enlevons nos couches et finalement à Bitche, on se retrouve en tenue d'été à la recherche d'une petite terrasse au soleil pour faire notre pause casse croûte. Mais on a oublié qu'on était en lorraine et les terrasses au mois d'avril tu peux les compter sur les doigts de la main. On s'est donc replié sur un mauvais choix de panini chimique tout écrasé pris mais dans une petit parc bien sympathique et cool la vie ! La bonne humeur est encore au RDV, on a fait la moitié du parcours, et on se remet en selle doucement pour affronter les bosses alsaciennes. On se moque de Marcs s'immolant de crème solaire, on rigole moins aujourd'hui avec nos coups de soleil et encore moins demain quand les collègues se moqueront de nous et de nos belles marques de routier ! ^

Prochain objectif  au km150 à Pfaffenhoffen, trouver un glacier.
Quoi faut bien se motiver comme on peut, déjà la route c'est super lassant ! Mais cela sera la mission impossible du jour, manger une glace au mois d'avril dans un petit patelin, mais quelle idée ! On poussera notre route jusqu'à Brumath mais là on cède à la pression d'une bonne bière, mais non je plaisante ! Dernière ligne droite pour remonter sur gambsheim et essayer de trouver la brèche pour passer de l'autre côté du rhin sans prendre l'autoroute ni les routes pour automobile et c'est pas aussi facile que çà. C'est dans ces moments là que chaque km de détours est proprement insupportable, mais bon on arrive enfin à traverser la frontière pour se ravitailler une dernière fois et faire notre dernier tampon, yes ! A 7 km de l'arrivée on passe enfin devant un glacier mais l'objectif maintenant est de terminer pour se retrouver au final seuls face à un petit mot. Et c'est comme cela que doit se terminer mon 1er brevet montagnard de route ! Ehhh bien, c'est super motivant pour continuer de pratiquer de la route !

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