Avec le VTT tout a commencé

Mon blog, une autre façon d'aborder le sport ! L'endurance...la quête !
Tout a commencé par cela : Et pourquoi le VTT serait un sport masculin ? Pas courir après un chrono, d'une vitesse moyenne mais rester le plus possible sur ma LDY'selle...
(merci les Italiens, ils savent vraiment parler aux femmes ! ). Manger au ravito, boire un coup et tailler un bout de discut , ou si jamais une personne ose, car c'est rare, parler aux vttistes présents qui me dévisagent bien souvent comme une E.T. surtout quand je roule seule. Dire qu'au début, je pensais qu'aux ravitos les gens cherchaient à parler entre eux ! Que les randos étaient un lieu de rencontres de passionnés qui cherchaient à communiquer ! Et je me suis même inscrite dans un club ! Mais non, le vtt est un sport d'hommes, on ne fait pas causette bêtement ! Et on ne parle pas aux inconnus, disaient nos mères. Je confirme... Mais alors où peut-on rencontrer des gens pour parler de cette même passion qui nous anime ?????... pour rouler ensemble et partager ses émotions ? Mais on parle pas aux femmes ! Allez ouste aux fourneaux !

Et c'est comme cela qu'on ouvre ses horizons vers d'autres pratiques : route, course à pied, trail, run&bike, natation, ski.....et petit à petit moi qui était contre les courses on s'y colle et on rencontre des gens avec qui on peut parler !

dimanche 13 mai 2018

Trail des Forts de Besançon




Trails des Forts, à faire les forts -  je sais pourquoi maintenant ! 

Des jeux de mots sur le mot Fort on peut en faire en veux-tu en voilà…

Toi Chita moi Jane, toi babouche moi Dora ...ou comment à Besançon ils font d’un trail un raid aventure durant une journée de pluie en non-stop.



Le trail des forts c’est quoi ?

Une superbe communication déjà !
http://www.traildesforts.com/

Que ce soit sur le site ou sur internet, tu trouves tous les renseignements qu’il faut, même un résumé historique des forts.




Épreuve atypique, mixant harmonieusement nature et patrimoine. Il se distingue par un tracé technique, escapades historiques au cœur des fortifications inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco = bon elles ne seraient pas inscrites, cela ne changerait rien il me semble… mais bon je précise en tant que bonne guide touristique…à priori cela donne plus de valeur au truc !


Véritable régal pour les yeux et les sens  = vous pensez bien par pluie battante, tous les sens étaient en éveil ! 

Une fin de parcours qui traverse la célèbre Citadelle et son passage vertigineux avec vue sur l’arrivée = La montée des escaliers à la citadelle 2.5km avant la fin mais rien à faire, que du bonheur c’est de la pierre, je peux enfin courir un peu, mais cela fait bien trop peur pour moi de regarder la ligne d’arrivée.

Le parcours propose donc de relier l’intégralité des 8 forts du 18 et 19e siècles qui protègent la cité Vauban. On passe même à l’intérieur de certains par des passages sous terrains, c’est vraiment classe et trop fort. 



Le parcours : 2300D+ pour 49km, oui cela commence à causer

Pourtant j’arrive pleines d’ apprioris : mais il n’y a pas de montagnes à Besançon ou bien ?
Bon ok les montées aux forts, mais c’est forcément des gros chemins, type on passe avec les chars les petits gars, on est des militaires ou des lopettes ?!

Nonnnnnn vous n’y êtes pas du tout !!! Rambo spirit, on est des traileurs qui essayons de grimper des fichus murs de 20% de pentes recouvertes de bouillasse, le tout défoncé par les 400 personnes qui ont bourriné le terrain  - et sans corde! Au cas où tu voudrais te pendre. Y’a pas moyens.


Le chemin, y’en a pas- enfin plus. Tu vois la rubalise au loin tu vises. Les traces ont laissé place à des toboggans de boue que ce soit en montées comme en descentes. Le point positif pour les surfeurs, ils arriveront à descendre autrement que sur les fesses. Ce qui ne fut pas mon cas bien sûr ! Pour monter, on escalade et on fait comme on peut. Et quand c'est pas la boue, il y a des cailloux partout. 


Alors évidemment oui il y a du maccadam, mais quel bonheur de courir un peu à des moments. Cependant à côté de cela, le dépaysement est total quand tu te retrouves dans une forêt végétale où la mousse vient te chatouiller les doigts. Non vraiment il y a une jungle dans le Doubs.

Un tracé en dent de scie, très usant, tout en relance, il n'y a guère de moment de repos étant donné le profil du parcours où les rares moments de roulant te permettent enfin de courir un peu. Magnifiques sentiers tout en devers, où le manque de sécurité me laisse un peu pensive. Ahhhh oui j'avais oublié qu'on est sur le trail des forts.


Course peu plébiscitée chez nous en Alsace, ici c'est le rendez vous de la saison ! Et n'est pas fort qui veux. 

Petit point matos

Et pourtant j’avais la pèche, comme la confiture que j’ai prise au petit déjeuner, comme le choix de mettre ma veste de pluie de vélo, de couleur pèche abricot (et patate pourrie à la fin), plus compacte à emmener. 

Pour l’unique heure où je l’avais mise dans le sac, oui c’est important l’encombrement quand on a un petit baluchon, et à quelques détails aussi plus pratique comme les poches. 

D’ailleurs pourquoi décat mettaient des poches sur leur veste de vélo et pas sur la veste de trail ? Il y a des logiques techniques qui m’échappent mais des intérêts budgétaires que je comprends. Alors qu’importe le rayon d’achats d’une veste dans un magasin, faut comparer celle qui reste le plus pratique.

Oui les poches où j’ai rangés mes gants mi saison que je n’ai pas pu mettre une fois mes doigts trop froids, engourdies, bouffies et gonflés des diverses chutes, un peu comme dans les dessins animées…

Au pied évidemment les cascadias GTX ont bien pris soin de mes petons et j’avoue elles se sont bien défendues au point de vue du grip dans la boue. Après je reste persuadée que c’est l’utilisateur et sa dextérité qui font la différence. Mais aucunes ampoules au bout de 8h42, bon après tout c’est logique vu les rares moments où j’ai pu courir !

Mauvais choix par contre de brassières, me croyant devenue moins fragile, je suis vite rattrapée par les frottements. Ahhh tu veux jouer ton invincible pécheresse, ben tiens, 2 coups de fouets dans le dos. 

Comme pour bien compenser une douleur par une autre, le gros point noir de cette course aura été ma plaque de clavicule qui frotte terriblement contre ma bretelle. Elle me fait tellement mal que j’ai l’impression qu’elle va sortir de ma chair. Bon à priori étant en titane je pourrais toujours m’en servir comme piolet pour les montées.
Comme compenser la douleur, pas de choix, je me dois me transformer en Dora et tenir mon sac pour qu’il n’appuie pas sur mon épaule.


Petite illustration plus vraie que nature et bien cramponnée à une branche

Durant toutes les descentes et les montées mon leitmotiv aura été les branches, les troncs, les arbres, la nature ce sont tous mes amis.

Ma course

Décidant de partir doucement, je perds un temps fous dans toutes les portions rendues impraticables par la pluie, la boue, des descentes caillouteuses trop techniques. Mais je ne stresse pas plus que cela pour le chrono. D’ ailleurs je ne regarde pas mon montre. Mais la difficulté est la même pour tous les gens autour de moi et je passe aussi beaucoup de temps à l’arrêt à attendre.
Je n’avais pas imaginé la complexité à répétition du terrain. Et le chrono tourne malgré tout et l’organisation ne fera aucune rallonge de temps avant les barrières horaires. 


Arrivant pépère vers le 30ème km, un signaleur me prononce brutalement cette phrase qui m’interpelle comme une mise en demeure et me sors de ma sur zone de confort : 

madame vous pouvez encore rattraper le serre file si vous vous dépêcher, il est parti il y a quelques minutes…


Tonnerres et éclairs dans ma tête. 
Quoi un serre file ? 
Barrière horaire ? 
Je me suis pas débattue jusqu’à là pour ne pas terminer cette course. Je n’ai pas fait 3 heures de route pour venir dans le Doubs sans manger ma cancoillotte à l’arrivée !

Petit électrochoc, nadia fait toi pipi dessus mais rattrape ce gars.
Début de ma chevauchée un peu plus sauvage et téméraire. 

En fait ils auraient déjà dû me mettre une première couche au ravito du 25km, cela m’aurait fait bouger mes fesses au lieu de jouer mes surprotectrices.
Non je ne suis pas en rando course découverte mais sur une compétition !
Heureusement pour moi les montées deviennent un peu plus praticables et surtout j’arrête de réfléchir et d’attendre que les autres passent. Désormais le chrono devient une motivation.
Ici la sélection est stricte. Il n’y aura aucune marge supplémentaire en raison des conditions météo déplorables. Si tu n’es pas, un minimum bon en technique, tu n’y arrives pas. Tu auras beau avoir le physique et l’entrainement cela ne suffit pas face aux cailloux et à la boue.


En résumé 800 inscrits, j’arrive 579 ène mais Finisher et je suis juste contente.

comprends toujours rien à ces graphes, surtout à l'allure qui descend alors que j'allais plus vite à la fin non ?

Je n’arrive pas épuisée mais juste lasse du terrain impraticable pour mon niveau technique. 
Encore une fois c’est cela qui a manqué ainsi qu’une plus grande confiance en moi pour affronter les difficultés du terrain.


A peine arrivée, je fais direct ma séance gratuite de cryothérapie aux robinets mis en place exprès pour les coureurs. Bizarre je ne trouve pas l’eau froide ( c'est un signe de fatigue mentale ça!). Mais au final le camion douche avec l’eau chaude apportera sa part de réconfort pour rentrer dans des bonnes conditions.

 

Remarques diverses

  • au gars à qui j’ai demandé de se pousser, la prochaine fois tes bâtons, je te les ferais manger et me fait pas la moral car je n’ai pas dit de quel côté je passais alors que je t’ai demandé gentiment si je pouvais dépasser, pauvre imbécile frustré ! NB les bâtons sont interdits sur la course...
  • à la petite jeunette qui se fait pousser aux fesses par son chéri -soit, mais qui t’empêche en plus de passer en donnant la main à son copain- pareil, va chercher les champignons espèce de cloche ! Ahhhh je commençais à râler, cela allé de mieux en mieux !



Les vidéos


Mais si j’y étais, l’unique moment où j’avais enlevé ma veste on me voit passer
https://www.youtube.com/watch?v=wsmTDljpEEk


Le mot d’ordre du jour : glisser mais encore…..

sport, patiner, skier, mouvement, déraper, s'infiltrer, pénétrer, évoluer, passer, filer, échapper, technique, coulisser, langue, état mental, se laisser aller, s'abandonner, aller, caresser, couler, descendre, effleurer, enfoncer, fourrer, introduire, lécher, plonger, ramper, riper, rouler, s'insinuer, s'introduire, se couler, se faufiler, tomber, traîner....


Il n’y a pas un synonyme qui est faux, quelques uns, pèles mêles dans mes réflexions : 
  • état mental difficile, quand tu sens que tu ne contrôles plus rien alors oui tu te laisses aller


  • oui quand tu descends plus de mètres que tu ne montes, vous voyez l’épreuve d’Intervilles
  • oui tu lèches tes doigts malgré toi avec toute la boue collée partout et que tu n’arrives plus à sortir les fruits secs de ton sachet autrement qu’en les gobant 
  • les descentes sont plus des plongées sur les fesses et tu demandes à quoi tu vas t’agripper pour stopper ton mouvement. Ouppssss monsieur merci de m’encastrer dans vous, non je ne bouge plus, j’en suis plus capable là. Oui j’arrête de crier comme c’est recommandé sur le règlement pour ne pas déranger la flore local….en quoi rester discret influence la nature protégée ???????? 
  • effleurer et caresser chaque main tendue de l’étranger qui devient ton sauveur 
  • s’enfoncer et se fourrer dans la végétation pour chercher du grip, non j’aime la nature c’est bien connue mais comment la végétation peut être aussi dense et sauvage ici ? 


Parcours
https://www.youtube.com/watch?v=DipEiYAyKxY


mercredi 18 avril 2018

La Turcoise

Année 2018, année de diversité des activités et ce grand projet d'organisation de la Turcoise avec la mairie de mon village....


Je me souviens de cette première réunion de travail, on était à 3. J’en rigole encore à voir ces utopistes vouloir se lancer seuls dans ce projet.

Une expérience riche en leçons diverses.

On pense qu’organiser une course à pied est simple…

Poudre de Perlinpinpin woaiiiii. Déjà rentrer dans cet univers d’organisateur de course à pied demande de montrer patte blanche au système fédéral via la FFA mis en place et de respect de procédures aussi compliquées et qu’ incongrues. Je me demande encore aujourd’hui comment certaines manifestations peuvent avoir lieu.


Face aux associations et les clubs en place c’est à peine s’il ne faut pas demander leur autorisation pour placer cet événement dans le calendrier du coureur amateur.


Avoir une idée ne suffit pas.

Il faut aussi se justifier et se démarquer pour vendre son concept comme une opération marketing d’un produit. Pourtant c’est une première dans la région : la première course à pied et à ROUES organisées aussi pour les personnes en situation de handicap et aux engins à roulettes, et ceci en parallèle de l’organisation de courses à pied classiques de 5 et 10kms. 

C’est ça la Turcoise : coureurs, handicapés, enfants, familles, tout le monde peut participer ! 

Ce n’est pas rien comme concept non ? Le tout dans un environnement exceptionnel qu’est le château/ musée historique de Woerth.

J’y crois dans ce projet, je pense que le site en vaut la peine, et je suis plus que convaincue avec l’ensemble des animations mis en place que la Turcoise vaut le détour.
D’autant plus que cette opération ne nous permettra pas de financer des besoins personnels masqués sous couvert d’organisation vu que tous les bénéfices seront bien reversés à une association caritative.

Mais faut-il encore en faire la démonstration pour attirer le chaland ! 
Tu penses avoir l’idée mais il en faut aussi le mérite. C’est curieux quand même ce mode de réflexion chez le coureur. Tu ne viens pas pour la manifestation mais parce que cela plaît et attire du monde. Donc quand c’est une première tu te blindes d’une armure et tu te jettes juste dans le vide en espérant que…l’armure ne soit pas trop lourde pour t’écraser au sol. 



Participer à ce genre de manifestation c’est aussi partir à l’aventure humaine.

Une façon pour moi de m’intégrer un peu à mon village dortoir et surtout de faire connaissance de gens exceptionnels. Des personnes généreuses, des gens simples qui ne demandent qu'à aider sans rien avoir en retour. Hormis un sourire et les félicitations des participants ce qui est la plus grande des richesses et reconnaissance. Des bénévoles en or massif ! Et qui ne sont pas forcément de première jeunesse. D’ailleurs où est la masse de jeunes pseudo révolutionnaires qui veulent faire bouger et évoluer leur village ?


Ceci balaie un peu mes nombreuses désillusions que j’ai eues en essayant de mobiliser pour la bonne cause mes connaissances sportives. Et je ne parle même pas de bénévolat en aidant à l’organisation. Ceci est une cause perdue d’avance. Mais venir et courir. Je ne pensais pas que l’intérêt personnel de compétiteur Landa était tellement plus conséquent qu'une bonne action à soutenir. Mais c'est quoi ces sportifs qui pensent avoir une réelle carrière de pseudo amateurs professionnels de pacotilles aux classements régionaux ???? La bigorexie je comprends mais la tête de melon puissance 4 aux compétitions non.


Par contre je remercie vraiment les amis qui ont relevé ce défi en bricolant des chariots de feu de dieu ou de ces mères de familles laissant leurs bras au passage à trimbaler leurs enfants en brouette ou charrette.


Au final une première expérience qui a remporté un franc succès au vue des retours positifs de participants et des articles parus dans la presse. Merci à la météo d’avoir été de notre côté. 

Finalement le jeu en valait la chandelle qui reste encore allumée dans les cœurs et les esprits. 




Parquet Courts - Almost Had To Start A Fight / In And Out Of Patience

dimanche 8 avril 2018

Défi des Seigneurs

Ou comment ne pas relever le défi !

C'est bien de partir sans aucun objectif de temps mais juste l'envie de réaliser un test de validation de ce genre de distance.

Mission accomplie que de faire cette course en restant lucide et en arrivant fraîche le tout en gérant une fin de parcours en format cool pour ne pas arriver déchirée. 

Cette course n'est pas un objectif  mais juste un accomplissement . 
Sereine donc, je ne regarde à aucun moment sur ma montre, je connais le parcours et cela suffit largement pour gérer mon effort. 
Pourtant les tentations étaient là en croisant certaines personnes, mais je ne me laisse pas influencer pour autant par un quelconque esprit de compétition. 


Pourtant ayant pris un départ un peu rapide, je me fais vite rappeler à l'ordre par Sir Dave qui me conseille vraiment de tempérer mon allure... Et c'est à ce moment là que mon lièvre me met un vent et je ne le reverrais que bien plus tard quand il abandonna sur blessure à Dambach. 

Les blessures, les difficultés on les gère tous à notre façon. Chacun se définit ses priorités.

Déjà une grande surprise par le coup de chaud. D'un coup comme cela, l'été qui nous fait un coup d'éclat à une semaine des perpétuelles gelées nocturnes et du froid sibérien. Mais ça c'est l'Alsace. Passer violemment de l'hiver à l'été sur un jour. Sortez les bourgeons, sortez les shorts, sortez les insectes, aujourd'hui c'est jouvence et bain de chaleur pour tous. 
Ok je range mes manchettes, mes gants, et mes buffs. Mais je n'ai pas mon chapeau à paille ni ma crème solaire !
Mais comment vais-je survivre ?
Ah oui comme une traileuse des bois qui cherche l'ombre.


Niveau bobo, j'ai su composer avec mes ampoules qui sont apparues dès la moitié du parcours.
L'idée future serait peut être - au lieu de les subir -  de les traiter lors de la course,
ce qui permettrait aussi au mollet de ne pas modifier les appuis. J'aurais certainement mieux encaissée les descentes de fin de parcours. Et j'aurais été capable de faire la grenouille au bout d'une semaine après la course. 

une photo avec le photographe c'est presque inouie

Cette année je fus vraiment impressionnée par les gens qui marchent plus vite que moi je ne cours. Des grands gaillards, sournois qui passent à côté de toi, tu ne les attends pas. Ils ne font pas de bruit. Ils ne respirent pas. Ils ne sont pas dans l'effort. Ils te passent sans déplacer le moindre souffle d'air ou d'expression. Mais ils disparaissent peu à peu là bas au loin. Des hommes robots....les pires, aucun signe de présence humaine en eux. 


Données livetrail
  • C'est marrant l'analyse d'un graphique de course, comment peut-on à la fois augmenter son allure mais en baissant sa vitesse ?




  • Cette année le cadeau finisher est une belle médaille à effigie des Vosgis. Soit ! Mais comment rester discret dans la rue avec un truc pareil autour du cou ?
    Ok c'est sympa mais encore une fois quand tous les autres formats de courses t'offrent un T-shirt je pense que celui-ci le mériterais aussi. Je ne vais pas aller m'entraîner avec une médaille autour du cou par contre c'est gratifiant de mouiller un maillot collector. 

heureusement j'ai fais une bonne prépa, mon vernis a tenu !

Cette course s'est aussi le plaisir de retrouver l'ensemble des traileurs croisés sur les différentes sorties TTW par exemple ou sur d'autres courses. Des petits instants de partages. Les années passent et la famille TTW change toujours. Des bénévoles qu'on retrouve avec plaisir, un pote photographe aux petits pas rapides en plein cœur de l'action qui surgit toujours quand on y pense pas. Heureusement qu'il est là, aucun autre photographe "officiel" du monde Traileurs n'est présent sur le grand parcours. 


Que retenir de ce parcours ?

Pour l'avoir réalisé maintenant 2 fois, la seconde fois est toujours beaucoup plus facile surtout quand tu te mets 0 pression.
Même si le dénivelé n'est vraiment pas important vu le rapport nombre de km, c'est quand même un tracé bien usant qui mérite le détour au dire de certains. Je l'ai beaucoup plus apprécié que subit la première fois.
Certes il faut aimer manger presque tout le temps du Bois. Et on est jamais à l'abri de coupes. D'ailleurs merci les forestiers cette année vous avez encore repoussé l'échéance après Dambach. J'avais presque espérer m'en sortir sans lever de jambes !



La révolte du peuple face à la monarchie
Le trail semble vraiment s'anoblir de ses lettres de noblesses. Il en devient presque maintenant une référence à voir le nombre croissant aussi d'étrangers présents sur les différents classements et le niveau sportif qui semble que prendre de l'ampleur. Pour évoluer tu n'as guère le choix que de progresser. A quoi servent donc mes lauriers si ce n'est pour se reposer dessus ? La zen attitude sinon rien hormis pour le mettre dans le pot au feu.
C'est à croire que ce sport devient la référence du "M-as-tu vu" par excellence. J'ai cette impression bizarre à voir l'engouement que remporte les courses face au nombre réel de pratiquant que l'on rencontre vraiment en forêt. C'est marrant de voir comment faire du trail devient le sport à la mode. 

et la conclusion ?

Test de validation pour cette distance = check. Ok je peux le faire dans des bonnes conditions d'états d'esprits sans être trop victime d'incidents physiques. Même les frottements j'en ai beaucoup moins, comme quoi la peau s'endurcie quand même. Je constate surtout que si tu ne franchis pas une limite d'allure, tu uses beaucoup moins la machine. C'est mécanique après tout, moins de sollicitations, moins de souffrance. 
Par contre ce format de distance n'est pas ma tasse de thé, ni mon chocolat chaud du goûter. Je pense que dorénavant je préfère me limiter à des 50kms histoire aussi de faire autre chose à côté. La nature est plus que belle aussi en vélo et au moins on profite des descentes à part entière. 


Laurent Lamarca - Le vol des cygnes (Clip officiel) - YouTube

dimanche 25 mars 2018

Trail des Cuirassiers - 26km Ligne de vie

Nous n'avons pas tous les même armes au départ des Cuirassiers pourtant on franchit tous la même Ligne de vie au bout de 26km. 
Certes dans des temps chronos bien différents mais nous sommes tous divergents. 

Nouvelle participation avec mes collègues de Ligne de Vie sur un trail.
Une joelette mais deux pilotes différents, vu le genre de course et de terrain, c'est bien mieux ainsi pour que chaque enfant y prenne du plaisir. 

Encore une fois, ce fût une belle aventure humaine et sportive. 

3 Courses en une

  • Une première partie, type course sur route, on part doucement, on fanfaronne et on fait chauffer les machines
  • Seconde partie trail assez physique, où il a fallut manœuvrer rude et sec avec la joelette pour la faire passer partout


  • Une troisième partie sous forme de cross boueux, on rassemble toutes les forces en présence pour en venir à bout, c'est ça une équipe qui avance et qui gagne

On défit ses peurs, on dépasse ses limites, chacun peut réaliser un exploit à sa mesure

  • A l'image de notre pilote Louis qui franchit lui-même la descente à pied sur Oberbronn. 
  • A l'exemple de ma coéquipière qui réalise son premier trail de 26km en ayant en plus poussé une joelette avec un enthousiasme sans faille 


Oui ceux sont de telles performances personnelles et de dépassement de soi qui méritent bien plus qu'un trophée. 

Les petits plus de la course

- un super ravito avec des gens très chaleureux
- des lots coureurs bien garnis
- un parcours bien physique qui emprunte des petits sentiers que j'adore
- de belles récompenses pour nos pilotes


Indochine - La vie est belle

mardi 20 mars 2018

Sale temps

Sale temps qui passe ou pas...


Sale temps qui ne passe pas

Premier jour de printemps, et prends toi cela dans les dents !
Ressors ta Chapka
et pas uniquement pour rendre gloire aux élections bidons de Poutine (sale temps qui ne passe pas ) mais pour faire face aux conditions météo gla-gla


Dernière sortie nocturne TTW avant le changement d'heure et pourtant j'ai l'impression qu'on est encore et toujours au cœur de l'hiver - sale temps qui ne passe pas...

Sale temps qui passe


Les semaines passent au rythme d'un pseudo entrainement pour préparer le DDS dans de bonnes conditions (indice de confiance pour la course : -5). Et pourtant je fais un constat amer et un bilan plus que mitigé au bout de tous ces kms. 
Je réalise juste que je suis musculairement fatiguée des jambes, engendrant même une fatigue du genoux droit. Mais je ne sens aucun progrès réel ou une meilleure aisance à courir.

Bien au contraire même ! 

Là où j'arrivais à courir dans des petits raidillons sur des courtes distances avec une certaine agilité et vigueur, aujourd'hui je passe en marchant. Cela me mine le moral plus qu'autre chose - sale temps qui passe pas ou pas. 

Que dois-je en conclure, que les prépas pour des distances de 80kms c'est pas pour moi ? Oui peut-être. 
Cela demande beaucoup de temps, engendre des contraintes et attire les reprochent des enfants. Ambivalence des sentiments face à mes adolescents qui ne partagent plus du tout mes affinités sportives - sale temps qui passe.  J'écourte les séances, sale temps qui passe encore trop vite, on fait des compromis au mieux mais l'équilibre mental n'est pas là. 


Image associée
On dit qu'avec l'âge on prend de la bouteille. On parle bien de la bouteille d'Orangina c'est ça non !

L'original bien sur et pas la copie délurée, débraillée et vulgaire de ces dernières années où je m'étonne de voir des femelles animales avec des poitrines. 
Sale temps qui passe. 
Pourtant on garde un espoir secret. Ohhh c'est ma balance à la maison qui me rajoute des kgs en plus. Mais face à la mesure officielle de la visite annuelle de la médecine du travail, les illusions te renvoient à une triste réalité temporelle. Sale temps qui passe. 


Mais bordel de temps qui passe oui je prends de la bouteille mais pas au bon endroit. 
Pourtant je fais plus de sport, je ne mange pas plus, je dors comme tous les petits vieux à partir de 10H devant la TV et je ne maigris point ! 
Chaque écart alimentaire te pénalise comme un permis à points. Cependant au lieu de perdre on te rajoute le double de points. 
Sale temps qui passe et c'est pas du gras dissimulé sous du muscle. Injustice du temps qui passe oui avec le poids des années !

M'en fiche bientôt j'aurais ma première médaille des 20 ans de travail.

Suis pas prête d'arriver à une retraite professionnelle et encore moins sportive, alors on va faire avec. 
De toute façon d'ici à retrouver des températures estivales j'aurais peut être retrouvé ma forme et ma vivacité d' antan...

dimanche 4 mars 2018

Rimbach Steig avec Dimbacher Buntsandstein Hohenweg

Malgré un reporting un peu cliché, sinon cela ne serait pas drôle après tout, j'insiste d'abord sur l'essentiel de ce parcours que j'ai adoré :

  • Felsenweg
  • Aussichtpunkt
  • Originalité



Cela avait l'air si simple sur la carte.


En partant en plus avec une météo plus que clémente au vue de ces derniers jours, que dis-je, semaines ou bien ? Enfin depuis que l'hiver s'est déclaré le 1er novembre non ?


Du soleil quoi ! Oui du soleil sans un froid nordique. Le soleil celui qui révèle la nature si belle, rendant les contrastes de couleurs d'une parfaite harmonie. 


27 km d'après les panneaux. Un petit parcours noir agrémenté d'une petite boucle supplémentaire de difficulté moyenne, allé hop pour la sortie longue d'entrainement du dimanche c'est parti. 

https://connect.garmin.com/modern/activity/2534508405

pleins de petits sentiers qui montent....et qui redescendent...

Mais la sortie d'entrainement de quoi déjà ? De trail ou d'essai de course à pied en se maintenant débout grâce aux bâtons ? 

La bonne idée c'était de faire ce parcours ce dimanche là. 

Felsenweg où chacun porte sa croix



  • Alors un petit symbole d'une montagne avec une croix dessus = petit flashback sur mon éducation chrétienne: c'est la représentation du calvaire non ? Là où Jésus a été accroché sur une croix ????

Donc le chemin pour y aller, cela risque d'être compliqué...14 étapes de mémoire pour se rappeler la Passion du Christ ?

Mais non nous les traileurs on adore les petits sentiers escarpés, surtout quand ils sont en dévers et encore verglacés. Les racines humides c'est comme en vélo c'est mon kif ! Sauter d'une pierre qui n'est même pas à un mètre du sol mais juste aussi reluisante qu'une patinoire je maîtrise parfaitement...dans mon monde imaginaire de Peter Pan où je vole aussi d'ailleurs. 

Contrairement au ski de fond où je disais à ma fille si cela ne va pas, tu te jettes au sol, non en trail tu peux pas, faut rester digne après tout. Acrobate tu deviens, et danseuse étoile d'une sortie d'un jour tu en ressortiras. Mais tu apprécieras, enfin surtout le gâteau au chocolat que tu as préparé pour te redonner des forces. 


Aussichtpunkt autant que les 14 "Via Crucix"



Des points de vue à chaque sommet tu auras.


Au moins à chaque montée une récompense est au bout.

On retrouve bien là le côté prévoyant des allemands. Des bancs de toutes formes et toutes tailles t'accueilleront. Même celui avec des pieds, la luge pour mieux descendre ou celui à fleur de ravin. Où cas où tu avais pris ton matériel d'escalade, descendre plus vite tu pourras. 



Heureux ceux qui se prennent le temps de la contemplation. Perso "j'ai pas le temps, mon esprit est ailleurs" j'ai pas besoin de regarder sur le plan pour me sortir de la forêt comme d'habitude le fléchage est impeccable mais à voir les peu de kms qui défilent, je m'inquiète un peu. 

Galère vraiment le terrain dû à la météo des jours précédents. Et quand c'est pas le ciel qui te joue des tours, on rajoute un coup de débardage sur des chemins complètement défoncés. Ceci est fait exprès pour te muscler un peu les cuissots aussi. Un peu d'harmonie corporel voyons !

Originalité

Courir sur des sentiers, courir sur les crêtes, passer sous les rochers, se faufiler entre les parois des pierres, puis tout d'en coup se retrouver transporter sur une clairière baignée de moutons pas si blancs que cela, voilà ce que propose en quelques lignes ce parcours. 

Très peu de gros chemins, le plat tu peux le rêver dans une poêle avec des œufs. Tout en relance ce circuit. Même si les sommets ne sont pas hauts, faire sans cesse les montagnes russes c'est éprouvant. 


























A-t-on besoin de préciser qu'ici la pierre est la reine quand on pars d'un village qui s'appelle Darstein? Les sommets autour : Dimberg, Rotzenberg, Immersberg, Nesselberg... 
Faut-il étudier la typologie des mots pour comprendre à quelle forme d'animal s'apparente les rochers : Huhnerstein, Kuhhungerfelsen, Haselstein ? 
Non je crois que les lieux parlent d'eux même. 
Après on peut y voir quantité de choses même des troncs qui vous sourient, des drapeaux du Népal vous indiquant que le sommet est proche, des arbres de toutes les formes et dont les branchages sont autant des bras désarticulés prêts à saisir et à vous retenir en ces lieux remplis de mystère. 


le slogan touristique de la région : tout simplement le pied ! 
Comme ce parcours finalement. 



The Killers - Run For Cover